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Faits divers – Justice

La SNCF mise en examen pour un accident mortel à un passage à niveau au sud de Toulouse

mercredi 28 novembre 2018 à 19:06 Par Mathieu Ferri, France Bleu Occitanie et France Bleu

Un artisan de 61 ans était mort en mars 2017, son véhicule percuté par un train express régional. Dans leur enquête, les gendarmes ont conclu que les barrières avaient mis beaucoup de temps à se baisser.

Une voie ferrée (illustration)
Une voie ferrée (illustration) © Maxppp - Sébastien JARRY

Miremont, France

C'est une décision très symbolique, près d'un an après le drame de Millas, qui avait coûté la vie à six collégiens dans leur bus, percuté par un TER. La SNCF vient d'être mise en examen pour un accident mortel, le 30 mars 2017 au sud de Toulouse.

L'entreprise ferroviaire est désormais poursuivie pour "homicide involontaire" après le décès d'un artisan. Un TER Foix-Toulouse avait percuté son véhicule alors qu'il était engagé sur un passage à niveau à Miremont. L'homme de 61 ans rentrait chez lui, il n'habitait qu'à une centaine de mètres, il est mort sur le coup.

Dans leur enquête, les gendarmes ont conclu que les barrières avaient mis beaucoup de temps à se baisser. Des témoins disent les avoir vues carrément ouvertes lors de passages de trains, les jours précédents.

"Ca veut dire qu'on va enfin regarder de plus près les installations de la SNCF" - le maire de Miremont

Le maire de Miremont, Serge Baurens, voit dans cette mise en examen une grande avancée : "jusqu'à présent on était presque convaincus qu'on allait continuer comme ça, et qu'il n'y aurait pas de mise en cause. Donc c'est une satisfaction. Ca vaut dire qu'on va enfin se pencher sur le problème de ce passage à niveau qui est toujours ouvert ! Tous les jours y'a les bus qui passent, les habitants qui entrent sur le village. (...) Cette mise en examen est peut-être pour nous une certitude qu'on va regarder de plus près les installations de la SNCF".

Un délai trop court entre le feu rouge et la fermeture des barrières ?

Même si le drame de Miremont a eu lieu quelques mois avant le drame de Millas, le maire ne peut s'empêcher de faire le lien "tout le temps" entre les deux : "puisque quelques minutes avant le drame, le bus scolaire venait de passer. Donc effectivement, tout le monde y pense". 

L'élu est aussi agacé par le fait que la SNCF rejette l'idée de défaillance technique. Le maire de Miremont pointe aussi ce délai très court quand les barrières fonctionnent : 8 à 10 secondes seulement entre l'apparition du feu clignotant et le passage du train. Serge Baurens dit avoir demandé à la SNCF de rallonger ce délai : "on m'a répondu que techniquement ce n'était pas faisable".

En attendant, le passage à niveau reste franchi par le trafic routier aujourd'hui. Et la SNCF n'a pas réagi à cette mise en examen.