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La sœur de l'homme décédé après un contrôle de la police municipale à Béziers se constitue partie civile

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

L'enquête se poursuit une semaine après la mort mystérieuse d'un Biterrois. Les investigations ont été confiées au service régional de police judiciaire. L'affaire avait déjà été délocalisée peu de temps après le drame. Robert Ménard, menacé de mort, a porté plainte à deux reprises.

Police Municipale de Béziers
Police Municipale de Béziers © Radio France - Stéfane Pocher

Le SRPJ de Montpellier vient d’être saisi après le décès d’un homme de 33 ans le 8 avril dernier dans la cour d’un commissariat de Béziers. La victime venait d’être interpellée par des policiers municipaux dans la rue après le couvre-feu imposé. 

Une information judiciaire a depuis été ouverte (le 11 avril 2020)par le parquet de Béziers contre X pour violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou de sa mission.

Les premiers éléments ont été recueillis par le commissariat de police de Béziers, mais très rapidement, l’enquête avait été  rapidement délocalisée à la Sûreté départementale de Montpellier. Les investigations se poursuivent désormais sous la direction d'un magistrat instructeur du tribunal judiciaire de Béziers dans le but de déterminer avec la plus grande précision possible les circonstances dans lesquelles cet homme a trouvé la mort. 

Ce dernier vient de confier l'enquête au SRPJ de Montpellier pour procéder à ces investigations. Les auditions viennent de reprendre. Les témoins de la scène ont été réentendus ce mardi. Les trois agents impliqués le seront pour la troisième fois dans les prochaines heures. Les policiers municipaux auraient été vus ce jour par un médecin légiste. Un d’entre eux portait des hématomes. Reste à déterminer s'ils sont liés aux possibles coups portés par la victime.

Sur le terrain, la tension est palpable

Aucun des agents n’a été placé en garde à vue jusqu’à présent. Le principal suspect, celui qui s’est assis sur la victime dans voiture lors de son transfert pourrait l’être d'après nos informations. Au moins pour apaiser les tensions. Car ce drame a pris un caractère politique ces derniers jours. Le moral de la PM n’est pas au beau fixe. Les agents sont quotidiennement insultés sur le terrain, traités d’assassins, menacés de mort. Aucune plainte n’a été déposée par la Police municipale mais ce n’est pas exclu.

Les proches de la victime veulent des explication. Ils ont cette sensation d'impunité.

La sœur du défunt s'est constituée partie civile par l'intermédiaire de son avocat.  Sur les réseaux sociaux, cette arrestation est très critiquée. L'interpellation, à l'angle de l'avenue du 22 août et de la rue Sébastopol, a été filmée par un voisin.

À ce jour, rien ne permet d'expliquer ce décès. la victime ne porte aucune trace de coup.

L'autopsie réalisée la semaine dernière n'a pas permis de déterminer les raisons du décès. Dans un précédent communiqué, le procureur de la République précisait ceci à ce stade de l'enquête : 

"Aucune des constatations effectuées sur le corps ne permet d'expliquer de manière évidente la ou les causes du décès. En effet, les médecins légistes ont pu constater l'absence de plaie, l'absence d'hémorragie interne ainsi que l'absence de fracture osseuse, notamment crânienne. "

Les conclusions médico-légales définitives dépendront notamment des examens approfondis des organes (anatomopathologie), ainsi que des expertises toxicologiques dont les résultats ne seront pas connus avant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Les enquêteurs de la Sûreté départementale de Montpellier ont procédé à de très nombreuses auditions. Pour le moment, elles se poursuivent sous l'autorité du parquet de Béziers dans le cadre de l'enquête de flagrance ouverte du chef d'homicide involontaire.

Par ailleurs, les médecins ont retrouvé, dissimulés dans une poche interne du slip du défunt, quatre petits pochons d'un total de moins de deux grammes contenant une poudre blanche qui va faire l'objet d'analyses. 

Deux plaintes de Robert Ménard

Très contesté sur les réseaux sociaux, Robert Ménard, le maire de Béziers qui soutient ses agents, a également déposé deux plaintes au commissariat de Béziers après avoir reçu des menaces de morts sur les réseaux sociaux et par courriel. 

Ce drame est relativement commenté sur internet. Traités d'assassins par certains, les policiers municipaux ont également reçu le soutien de nombreux Biterrois.

Le parquet de Béziers précise qu'il ne souhaite pas communiquer sur ce dossier tant que la procédure n'aura pas connu d'avancée substantielle. 

L'homme décédé, né à Béziers, était sans emploi et était le père de trois jeunes enfants (à la garde de leur mère dont il était séparé). Il était connu de la police et de la justice. Il avait été condamné à huit reprises depuis 2005, en particulier pour des violences et des vols. 

Sa dernière condamnation était très récente puisque datant du 7 avril, la veille de son décès, il avait été présenté au parquet de Béziers à l'issue d'une garde à vue pour avoir volé de l'argent dans les mains d’une personne à la sortie d’un distributeur automatique de billets. Il avait alors été condamné à six mois d'emprisonnement ferme, mais sans mandat de dépôt, dans le cadre d'une comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité ("plaider coupable"). Il déclarait alors être domicilié chez sa sœur à Béziers.

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