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La Souterraine : Accusé d'avoir fracassé des distributeurs de billets, il se défend sans avocat

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Par , France Bleu Creuse

Il a toujours nié les faits qui lui sont reprochés. Le 24 novembre dernier, un homme cagoulé brise à coup de masse cinq distributeurs de billets, une boite aux lettres de la gendarmerie et une borne de paiement dans une station-service de la Souterraine. Le principal suspect était jugé ce mercredi.

Le tribunal de Guéret
Le tribunal de Guéret © Radio France - france bleu creuse

Seul à la barre du tribunal de Guéret, sans avocat, l'homme de 29 parle avec vigueur, bien décidé à démonter le dossier qui l'accuse d'avoir détruit plusieurs distributeurs de billets et une boîte aux lettres. On sent de l'émotion poindre dans sa voix lorsqu'il raconte son interpellation sur son lieu de travail. Il travaillait avec des personnes handicapées et a depuis été licencié.

Les images de vidéosurveillance des agences bancaires montrent un homme habillé de cuir noir, cagoulé, au volant d'une voiture bleue. Le suspect reconnaît la voiture, il la conduit depuis qu'un ami la lui a prêtée. Mais le soir des faits, il ne s'en est par servi, affirme-t-il, il était à une soirée. Mais si ce n'est pas lui, "alors qui?" demande le procureur. Le suspect reconnaît de la négligence, il laisse parfois ses clés sur le contact, sans y faire attention. 

Le procureur insiste : lors de son audition, la compagne de l'homme de 29 ans a déclaré qu'il s'était absenté de la dite soirée pendant plus d'une heure. C'était pour prendre un cachet contre la migraine a toujours maintenu le prévenu. La version des gendarmes est différente : pour eux, il avait largement le temps de se rendre à la Souterraine, toute proche de son domicile, pour commettre les dégradations.

Face à un suspect qui le regarde droit dans les yeux et balaie d'un mouvement de tête chacun de ses arguments, le procureur requiert 140 heures de travaux d'intérêt général. "Si vous me condamnez à de l'intérêt général, rétorque le suspect, ce sera mon dernier travail. Avec un casier judiciaire, je ne pourrai plus jamais travailler dans le social."

Le tribunal correctionnel se donne le temps de délibérer. Le jugement sera rendu le 5 mai prochain.

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