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Faits divers – Justice

La Souterraine : cinq mois de prison avec sursis pour les deux jeunes cambrioleurs

jeudi 29 novembre 2018 à 18:34 Par Simon De Faucompret, France Bleu Creuse

Ils étaient soupçonnés de cinq cambriolages à la Souterraine sur tout le mois de novembre : deux individus de 18 et 19 ans ont été condamnés à 5 mois de prison avec sursis, ce jeudi 29 novembre 2018. Ils ont principalement ciblé des locaux d'associations caritatives.

Après un mois d'enquête; les gendarmes de la Souterraine ont mis fin à une série de cambriolages.
Après un mois d'enquête; les gendarmes de la Souterraine ont mis fin à une série de cambriolages. © Radio France - Sophie Peretti

La Souterraine, France

Ils ont respectivement 18 et 19 ans : deux jeunes hommes ont écopé de cinq mois de prison avec sursis au tribunal de Guéret, ce jeudi 29 novembre 2018. La peine est assortie de 170 jours de travaux d'intérêt général.

Série de cambriolages contre des associations caritatives

Les faits reprochés englobaient cinq cambriolages, effectués entre le 2 et le 24 novembre 2018 à la Souterraine, dont quatre dans les locaux d'associations caritatives : le Secours populaire, la Croix-Rouge et le Secours catholique.

"On est venus en aide à ces jeunes gens" - Une bénévole du Secours populaire

Le Secours populaire et le Secours catholique, constitués partie civile, ont des représentants dans la salle. "Je suis très indignée, d'autant qu'on est venus en aide à ces jeunes gens de nombreuses fois", révèle une dame du Secours populaire.

En effet, les deux individus ont évoqué à plusieurs reprises un environnement difficile, depuis l'enfance : placés en famille d'accueil avant leurs cinq ans, ils attestent de situation familiale compliquée, notamment un dont le père a longtemps été en détention. "Je ne veux pas faire le même parcours que ce qui me sert de père", glisse-t-il spontanément. 

Voler pour manger

Ces entrées par effraction se sont toujours déroulées de la même manière : avec deux tournevis et un ciseau à bois, ils pénétraient dans les locaux et volaient nourriture, mais aussi argent, ordinateurs et matériel de bricolage. Le tout a été revendu dans un magasin d'occasion à Limoges, au cours du mois. Tout ça "pour manger", assurent les prévenus. "On n'avait même pas quatre euros", le prix d'une carte alimentaire d'un mois au Secours populaire.

"Voler des associations qui aident des gens aussi pauvres que nous, c'est petit" - Un des prévenus

"Je ne suis pas fier", insiste l'un des jeunes hommes. "C'était complètement idiot. J'ai dit en garde à vue que si je l'ai fait, c'était par nécessité. Mais voler des associations qui aident des gens aussi pauvres que nous, c'est petit."

Une défense difficilement acceptable selon le ministère public : "Des personnes en difficulté, il y en a plein. Et elles se présentent aux associations, elles respectent les lois. Et elles ne fracassent pas toutes des serrures pour manger." D'autant que les deux prévenus ont longtemps consommé des stupéfiants, et dépensaient parfois "50 euros par semaine" pour s'en procurer.

180 jours de travaux d'intérêt général avaient été requis en supplément de la prison avec sursis : ils ont finalement été plafonnés à 170 jours.