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Santé – Sciences

La télémédecine appliquée à la psychiatrie destinée aux sourds à Poitiers

lundi 7 mai 2018 à 6:09 Par Baudouin Calenge, France Bleu Poitou

Le centre hospitalier Laborit de Poitiers est l'un des rares à disposer d'un service composé d'une équipe pratiquant la langue des signes. Un psychiatre, une infirmière, une secrétaire et une médiatrice (elle même sourde) permettent aux malentendants d’être pris en charge comme un valide.

Le docteur Laurence Lebault, dans son cabinet dédié aux téléconsultations.
Le docteur Laurence Lebault, dans son cabinet dédié aux téléconsultations. © Radio France - Baudouin Calenge

Poitiers, France

Ils ne sont que six en France, six psychiatres a maitriser la langue des signes. Parmi eux, le docteur Laurence Perault du centre hospitalier Laborit de Poitiers. Depuis deux ans, avec toute son équipe, elle gère un centre médico psychiatrique dédié aux sourds. Un changement de taille pour ce public qui avait un accès limité à la psychiatrie. Cette compétence nouvelle est depuis quelques semaines mise à la disposition d'autres structures via la télémédecine.

Une téléconsultation inédite !

Ainsi pour la première fois en France, elles ont tenu en mars une consultation à distance avec des patients hébergés dans une institution près de Bordeaux et qui n'avaient pas de psychiatre à disposition. L'expérience s'est très bien déroulée et a déjà été répétée depuis à plusieurs reprises. Une démarche voulue et aidée par l'agence régionale de santé et qui pourrait s'étendre à d'autres structures.

La démarche personnelle d'une femme !

Une expérience qui n'aurait pas vu voir le jour sans la volonté du docteur Perault. C'est en recevant avec l'aide d'un interprète deux patients sourd qu'elle a pris conscience que la qualité des soins qu'elle pouvait prodiguer n'était pas la mème que celle proposée à des patients bien entendant. Pour les sourds eux mêmes, disposer d'une telle praticienne est une révolution car pour la première fois ils peuvent parler de leur souffrance psychologique. "J'ai vu repartir de mon cabinet des gens psychologiquement debout après avoir été couchés par une maladie mentale pendant plusieurs années (...) et je trouve ça extraordinaire".