Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers - Justice
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

La Toulousaine Odile Maurin, militante handicapée et gilet jaune, condamnée à deux mois de prison avec sursis

-
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Cette quinquagénaire toulousaine, handicapée, était jugée vendredi 6 décembre pour "violence avec arme". Lors d'une manifestation des gilets jaunes à Toulouse en mars dernier, Odile Maurin avait percuté volontairement deux policiers avec son fauteuil roulant.

Odile Maurin, la militante des Gilets Jaunes, handicapée, est poursuivie pour "violence avec arme" avec son fauteuil roulant, lors d'une manifestation à Toulouse en mars 2019.
Odile Maurin, la militante des Gilets Jaunes, handicapée, est poursuivie pour "violence avec arme" avec son fauteuil roulant, lors d'une manifestation à Toulouse en mars 2019. © Radio France - Mathieu FERRI

Toulouse, France

Odile Maurin n'est pas venue toute seule au Palais de Justice de Toulouse, ce vendredi 6 décembre. Une centaine de personnes l'a accompagnée pour la soutenir avant le début de l'audience, en début d'après-midi. Des gilets jaunes et des personnes handicapées, en fauteuil roulant. La militante toulousaine sur le handicap était poursuivie pour "violence avec arme", car le 30 mars dernier, lors d'une manifestation des gilets jaunes à Toulouse, elle a percuté deux policiers avec son fauteuil roulant électrique. Une violence retenue par le tribunal ce vendredi soir, qui la condamne à deux mois de prison avec sursis, et un an d'interdiction de manifester en Haute-Garonne.

"On veut intimider Odile Maurin pour la faire taire" - Pascal Nakache, son avocat

Avant l'audience, la militante toulousaine, bien connue dans le milieu du handicap a dénoncé le _"ridicule"des poursuites, quand son avocat Pascal Nakache a évoqué une "acrobatie juridique" pour "intimider Odile Maurin et la faire taire"_, mettant en avant la "répression du mouvement social".

Seule, en fauteuil roulant, face au canon à eau

Devant le tribunal, Odile Maurin confirme qu'elle a voulu bloquer un camion lanceur d'eau pour protester contre les violences policières, et l'empêcher d'intervenir sur des manifestants. Le camion voulait pourtant à ce moment là se frayer un passage pour éteindre un feu de poubelles avec sa lance à eau.

C'est en se plaçant devant le camion, sur l'avenue Honoré-Serres, que les choses se sont envenimées. Les policiers lui ont demandé de dégager la voie, la militante a refusé, et s'en serait pris alors aux agents, selon les procès-verbaux d'audition détaillées devant le tribunal.

Elle a percuté volontairement les policiers, selon des témoins

Des témoins affirment avoir vu Odile Maurin percuter volontairement les deux policiers : le premier coincé entre le fauteuil et le camion lanceur d'eau, dont elle voulait bloquer le passage. Le deuxième percuté par derrière, à la cheville droite. Le premier agent explique avoir été touché aux genoux. Mais avec son avocat, devant les juges, la quinquagénaire essaie de démontrer qu'il est impossible de toucher un homme aux rotules, vu la configuration de son fauteuil.

"Oui, un fauteuil roulant est une arme" s'insurge alors Maitre Stéphanie Pujol, l'avocate d'un des policiers blessés. Elle dénonce le "comportement particulièrement grave" d'Odile Maurin ce jour là, et regrette qu'on essaye "d'inverser les rôles dans ce procès". Son client, un policier toulousain, rappelle au passage que la militante avait l'habitude d'invectiver les forces de l'ordre pendant les manifestations des gilets jaunes.

Le procureur lui, rappelle qu'Odile Maurin est "une justiciable comme un autre". Il préconise de ne pas retenir la notion d'arme pour le fauteuil roulant, mais requiert deux ans d'interdiction de manifester en Haute-Garonne pour Odile Maurin. Le tribunal la condamne à un an d'interdiction de manifester, et deux mois de prison avec sursis. Odile Maurin et son avocat ont décidé de faire appel.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu