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Faits divers – Justice

La "Veuve noire" de la Côte d'Azur rejugée en appel

jeudi 10 janvier 2019 à 6:26 Par Marion Chantreau, France Bleu Azur et France Bleu

Ce jeudi débute le procès en appel de Patricia Dagorn, surnommée la "Veuve noire" de la Riviera. Cette femme de 58 ans a été condamnée il y a un an par la cour d'assises des Alpes-Maritimes à 22 ans de réclusion criminelle, reconnue coupable d'empoisonnements avec préméditation.

Patricia Dagorn sera rejugée devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence durant quatre jours
Patricia Dagorn sera rejugée devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence durant quatre jours © AFP - Valéry Hache

PACA, France

Le procès de Patricia Dagorn devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence débute ce jeudi et va durer quatre jours. Il y a un an, la cour d'Assises des Alpes-Maritimes l'avait condamnée à 22 ans de réclusion criminelle. Elle avait été reconnue coupable d'avoir prémédité les empoisonnements de quatre hommes âgés. Ses victimes étaient des hommes seuls, vulnérables, résidant dans les Alpes-Maritimes et le Var. Entre 2011 et 2012, elle a tenté de leur soutirer de l'argent avant de leur administrer un anxiolytique à haute dose dans leur nourriture ou leur boisson. 

L'une de ses victimes, Robert Vaux, âgé de 90 ans, assistera au procès. Il a passé trois mois auprès de Patricia Dagorn, s'est pris d'amour pour elle, jusqu'à ce que sa santé décline mais il a survécu. 

Robert Vaux

Ses avocats comptent bien plaider une nouvelle fois l'acquittement de Patricia Dagorn. Ce petit bout de femme avait déstabilisé les jurés l'an dernier. Elle avait réponse à tout, n'hésitait pas à couper la parole pour tenter maladroitement d'échapper aux accusations. Qualifiée de "psychopathe" par l'avocate générale, de "manipulatrice" par la partie civile, ses avocats espèrent renverser la vapeur, ils s'appuieront sur un manque de preuves, selon eux, concernant les décès de deux victimes, des analyses toxicologiques incomplètes. Ils décrivent leur cliente comme "inquiète et combative" avant le début de ce second procès. Elle conteste toujours les faits qui lui sont reprochés.