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Faits divers – Justice

La vie de Simone Weber "la diabolique" sur les écrans de télévision

lundi 2 mai 2016 à 15:43 Par Angeline Demuynck, Mathieu Barbier et Thierry Colin, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

France 3 diffuse ce mardi "La bonne dame de Nancy", un téléfilm inspiré de l'affaire Simone Weber, condamnée en 1991 pour le meurtre de son ancien amant. Une histoire qui a marqué les esprits en Lorraine. Rencontre avec quelques-uns des principaux protagonistes de ce dossier.

C'est Julie Lescaut, alias Véronique Genest qui interprète le rôle de S. Weber
C'est Julie Lescaut, alias Véronique Genest qui interprète le rôle de S. Weber © Maxppp - Maxppp

Nancy, France

C'est une histoire dont beaucoup de Lorrains se souviennent : l'affaire Simone Weber, cette Nancéienne condamnée à vingt ans de prison en 1991 pour le meurtre de son ancien amant, Bernard Hettier, découpé à la meuleuse. Un fait divers rocambolesque qui a inspiré un téléfilm : La bonne dame de Nancy sera diffusé ce mardi 3 mai à 20h55 sur France 3.

Véronique Genest, plutôt habituée au bon côté de la loi avec Julie Lescaut, incarne celle que les médias ont surnommé "la diabolique". Une femme à la personnalité hors-norme qui a marqué les esprits. A commencer par celui du juge d'instruction de cette affaire, l'actuel adjoint à la sécurité de Nancy, Gilbert Thiel (joué par Mathias Mlekuz). Il se souvient de "multiples incidents de procédure".

Simone Weber pendant son procès à Nancy, en 1991 - Maxppp
Simone Weber pendant son procès à Nancy, en 1991 © Maxppp - Maxppp

"Elle a déposé une plainte contre moi pour atteinte aux libertés, elle a fait la grève de l'instruction, a simulé des malaises, énumère l'ancien juge, ça reste un souvenir marquant." En effet, pendant ce procès très médiatisé, Simone Weber n'est pas une prévenue des plus dociles : elle insulte copieusement les témoins et va jusqu'à éclater de rire au moment de l'annonce du verdict, sans pour autant avouer quoi que ce soit. Simone Weber a toujours clamé son innocence.

Gilbert Thiel était juge d'instruction dans l'affaire Simone Weber

Une affaire encore délicate

Libérée en 1999, après quatorze ans de réclusion, Simone Weber est partie s'installer sur la côte d'Azur. Aujourd'hui âgée de 86 ans, elle a, selon son avocate, découvert l'existence du téléfilm dans la presse. "Je trouve stupéfiant et choquant qu'on fasse un film de ce type sans même la contacter", s'insurge Liliane Glock qui se souvient d'un autre projet de fiction, finalement abandonné. C'est l'actrice Line Renaud qui avait été pressentie à l'époque pour jouer le rôle de "la bonne dame de Nancy".

Liliane Glock : " ma cliente n'a pas été consultée"