Passer au contenu

Le média
de la vie locale

Publicité
Logo France Bleu

La ville de Carhaix attaquée par la préfecture pour avoir autorisé les terrasses devant les bars

Par

Quatre arrêtés de la ville du Carhaix, pris en février, n'ont pas plu à la préfecture du Finistère. La commune a autorisé la mise en place de tables et de "mange-debout" devant quelques bars et cafés. La préfecture l'attaque devant le tribunal administratif.

La mairie de Carhaix avait autorisé la mise en place de tables et de "mange-debout" [photo d'illustration]. La mairie de Carhaix avait autorisé la mise en place de tables et de "mange-debout" [photo d'illustration].
La mairie de Carhaix avait autorisé la mise en place de tables et de "mange-debout" [photo d'illustration]. © Radio France - Adeline Divoux

Le 11 février, la ville de Carhaix publie un arrêté portant "autorisation d'occupation du domaine public". En clair, celle-ci permet la mise en place de tables et de "mange-debout", espacés de deux mètres, devant les bars et les cafés pour reprendre un semblant de vie sociale. Tout au long du mois de février, trois autres arrêtés sont publiés. Une expérimentation qui permettait à certains restaurateurs ou propriétaires de bars de proposer de consommer devant leur établissement, le samedi, avec un peu d'animation et de musique.

Publicité
Logo France Bleu

Les arrêtés municipaux retirés

Cette initiative n'a pas plu à la préfecture du Finistère qui attaque la commune devant le tribunal administratif ainsi que plusieurs bars de Carhaix. L'audience doit avoir lieu le 19 avril devant le tribunal administratif de Rennes. Le maire de Carhaix, Christian Troadec, a logiquement retiré les quatre arrêtés et les restaurateurs ont rangé les chaises. L'élu regrette cette décision : "On ne veut pas chercher le conflit, mais voilà, on préfère l'autorité et la sévérité plutôt que de donner une chance aux gens de vivre normalement. C'est dommage et assez triste, parce qu'on inventait quelque chose d'un peu nouveau ! D'autant plus que nous sommes peu touchés par la pandémie à Carhaix, mais on nous impose autre chose. La priorité, c'est quand même la sûreté sanitaire et on ne veut mettre personne en danger."

Publicité
Logo France Bleu