Faits divers – Justice

La visite du Haut Commissariat aux Réfugiés émaillée d'un incident à Sainte-Marie-La-Mer

Par Stéfane Pocher, France Bleu Roussillon lundi 19 décembre 2016 à 21:43

Centre de migrants de  Sainte-Marie-La-Mer dans les Pyrénées-Orientales
Centre de migrants de Sainte-Marie-La-Mer dans les Pyrénées-Orientales © Maxppp - HARRY RAY JORDAN

Des réfugiés de la jungle de Calais mécontents d'apprendre leur refus d'entrée en Grande-Bretagne s'en sont pris aux agents des Nations Unis. Deux femmes ont été contraintes de s'enfermer dans un bureau. Elles ont eu peur pour leur vie.

Comme ils le font un peu partout en France, les représentants du Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unis font le tour des différents centres accueillants en France des migrants de la jungle de Calais.

Ils étaient le 14 décembre dernier dans les Pyrénées-Orientales. Le centre de vacances du CE d'EDF de Sainte-Marie-la mer , accueille depuis début novembre des Érythréens et Éthiopiens. Vingt-six mineurs sont encore sur place. Neuf d'entre eux sont déjà repartis de l'autre côté de la Manche.

Refus pour les autres. Mais officiellement, cette décision ne serait pas à l'origine de cet excès colère.

La raison avancée est plutôt liée à un souci d'interprétation nous précise la préfecture des Pyrénées-Orientales. Au cours d'un échange avec les représentants des Nations-Unis, un groupe d'une dizaine de mineurs s'en prend à deux agents. Deux femmes.

De peur pour leur sécurité elles s'enferment dans un bureau

Les mineurs, étaient agressifs. Des propos violents nous raconte-t-on. La porte d'entrée du bureau où elles s'étaient enfermées a été forcée et sérieusement endommagée.

Le pare-brise de leur voiture a été défoncé par un objet. Des dégâts limités. Mais ce comportement déplorable est le signe d'un d'une réelle volonté à se rendre outre-Manche

Une vingtaine de gendarmes, alertés par les événements se sont rendus sur place pour sécuriser les lieux et afin de renouer le dialogue .

Un jeune de 14 ans, le plus virulent d'entre eux, placé en garde à vue

Cet incident est visiblement le tout premier en France nous précise t-on. Les Nations Unis ne veulent pas en rajouter. D'ailleurs aucune plainte n'a été déposée. La mairie de Sainte-Marie-La-Mer se serait bien passée de cet incident. Même mineur. le Front National des Pyrénées-Orientales déplore ces violences dans un communiqué.