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Faits divers – Justice DOSSIER : Lactalis : du lait infantile contaminé par la salmonelle

Lactalis : la justice ouvre une information judiciaire dans l'affaire du lait infantile contaminé

mardi 9 octobre 2018 à 15:35 - Mis à jour le mardi 9 octobre 2018 à 15:54 Par Thibaut Lehut, France Bleu Mayenne et France Bleu

La justice a ouvert ce mardi une information judiciaire dans l'affaire du lait infantile fabriqué par Lactalis, au cœur d'un scandale après une contamination aux salmonelles fin 2017.

Le siège social de Lactalis, à Laval (Mayenne).
Le siège social de Lactalis, à Laval (Mayenne). © AFP - Damien Meyer

Au terme d'un peu plus de neuf mois d'une vaste enquête préliminaire, le pôle santé publique du parquet de Paris a ouvert mardi une information judiciaire contre X dans l'affaire du lait infantile contaminé aux salmonelles. 

L'information a été ouverte pour "tromperie sur les qualités substantielles des marchandises", "blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à trois mois" et "inexécution par un exploitant du secteur alimentaire de procédures de retrait ou de rappel d'un produit préjudiciable à la santé".

Cinquante-trois nourrissons contaminés

Fin 2017, 53 nourrissons identifiés ont été atteints de salmonellose en France après avoir consommé un produit pour enfant, essentiellement de marque Milumel ou Picot, sorti de l'usine de Craon située en Mayenne. Le retrait de la vente des produits concernés avait été chaotique, avec de nombreux dysfonctionnements constatés à l'époque dans les rayons de grandes surfaces

Après plusieurs semaines de crise, le groupe, réputé pour sa culture du secret, avait retiré mi-janvier la totalité de ses laits infantiles produits dans l'usine incriminée, dont la production a dû être suspendue pendant six mois. En septembre, le préfet a autorisé la reprise de la commercialisation des poudres de lait infantile, d'abord à l'étranger.

Le 25, l'Association des familles victimes du lait contaminé (AFVLCS) avait rencontré ce dernier. 

Plus de 300 plaintes déposées

Très hostile avant l'entretien, elle s'était déclarée "rassurée" par la suite, mais elle avait demandé une "généralisation des contrôles" à toutes les usines. "Nous sommes rassurés sur le fait que l'Etat ait fait le nécessaire, mais en aucun cas cela nous rassure sur (la marque Lactalis) et le sérieux de ce groupe", a déclaré le président de l'AFVLCS Quentin Guillemain, à l'issue de l'entrevue.

Au total, un peu plus de 300 plaintes ont été enregistrées au pôle santé publique du parquet de Paris, dont celles déposées par quatre associations, selon l'AFP. Parmi ces dernières, les associations de défense de consommateurs UFC-Que Choisir et Foodwatch. 

Fin août, Le Canard Enchaîné avait révélé que des documents liés à l'affaire avait été mystérieusement dérobés dans les locaux de la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF). Selon cette dernière, le vol ne concernait que des documents administratifs qui n'ont aucun lien avec l'enquête pénale en cours.

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