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Faits divers – Justice DOSSIER : Lactalis : du lait infantile contaminé par la salmonelle

Lait contaminé : d'autres bactéries avaient été détectées dans l'usine Lactalis de Craon

jeudi 8 novembre 2018 à 18:35 - Mis à jour le vendredi 9 novembre 2018 à 7:00 Par Martin Cotta, Charlotte Coutard, Germain Treille et Gildas Menguy, France Bleu Mayenne et France Bleu

D'après le magazine Marianne et le journal Le Parisien-Aujourd'hui en France, une quinzaine de bactéries, et non pas une, ont été retrouvées dans le lait en poudre pour bébé entre 2008 et 2016. Les lots concernés n'ont pas été commercialisés.

Lactalis (illustration)
Lactalis (illustration) © Maxppp - Maxppp

Craon, France

De nouvelles révélations dans l'affaire du lait contaminé à la salmonelle, dans l'usine Lactalis de Craon. D'après nos confrères du magazine Marianne et du journal Le Parisien-Aujourd'hui en France, plusieurs bactéries et non une seule ont été retrouvées dans du lait en poudre pour bébé. Depuis le début du scandale en décembre 2017, il avait toujours été question de la bactérie "salmonella agona". 

Des produits non commercialisés

Récemment, Lactalis a remis à la préfecture de la Mayenne un tableau dans lequel il est prouvé que d'autres bactéries avaient été détectées entre 2008 et 2016. Des bactéries portant différents noms d'après nos confrères : "Napoli", "Montevideo" ou encore "Kedougou" et "Derby". Dans un communiqué, Lactalis "rappelle que ces analyses concernent uniquement l’environnement du site sur les dix dernières années et en aucun cas les produits finis et commercialisés. Jamais le Groupe Lactalis n’a mis sur le marché des produits qu’il aurait su contaminés". 

Officiellement 38 bébés ont été contaminés par la bactérie "salmonella agona" après avoir consommé du lait en poudre des marques Picot et Milumel en 2017. Mais pour Jade Dousselin, l'avocate de l'association des familles de victimes ces nouvelles révélations prouveraient qu'il y a bien d'autres victimes. "La défense de Lactalis depuis le début de l'affaire que c'est au cours de travaux au mois de février 2017 que la salmonelle se serait libérée dans l'usine, or ce document prouve une chose : non seulement la salmonelle est là depuis bien longtemps et qu'elle ne peut pas être issue des travaux mais qu'en plus ce n'est pas seulement la "salmonella agona" mais d'autres types de cette bactérie et donc des dizaines et des dizaines de victimes supplémentaires" déclare Jade Doussellin pour France Bleu Mayenne. 

La réaction de Jade Dousselin, avocate de l'association des familles de victimes

L'association des familles victimes du lait contaminé (AFVLCS) réitère donc sa demande de fermeture définitive de l'usine Lactalis de Craon après l'étude de documents faisant état de la présence de longue date de salmonelles non recherchées jusqu'à présent et susceptibles d'avoir contaminé d'autres enfants.