Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Landes : l'incendiaire de Saint-Sever condamné à deux ans de prison ferme, et trois ans d'obligation de soins

-
Par , France Bleu Gascogne

Cet homme de 28 ans était jugé par le tribunal de Mont-de-Marsan ce mardi pour avoir notamment mis le feu et en partie détruit l'école de Saint-Sever.

Une partie de l'école primaire de Saint-Sever a été détruite par les flammes
Une partie de l'école primaire de Saint-Sever a été détruite par les flammes © Radio France - Renaud Biondi-Maugey

Saint-Sever, France

L'incendiaire de Saint-Sever a été condamné ce mardi par le tribunal de Mont-de-Marsan à cinq ans de prison, dont trois ans avec sursis, assortis d'une obligation de soins, ainsi que d'une obligation d’indemnisation des victimes et d'une interdiction de se rendre dans la commune.

Cette affaire a choqué la ville. En effet, en septembre dernier, à la veille de la rentrée scolaire, cet homme met le feu en pleine nuit à l'école du parc de Toulouzette de Saint-Sever, qui est très endommagée. Il s'en prend aussi à une chapelle à proximité et à plusieurs voitures.

Mais cet homme de 29 ans a failli ne pas être jugé. Il a été déclaré irresponsable pénalement par une première expertise psychiatrique, affirmant qu'il souffre de schizophrénie. Mais deux autres rapports ont par la suite contredit cette analyse.

Acte délibéré ou psychose ?

Ce sont d'ailleurs autour de ces troubles qu'ont tourné les débats du tribunal, avec cette question : est-ce que, cette nuit-là, il savait ce qu'il faisait ? Ce soir-là, l'incendiaire passe la soirée avec des copains et il décide de ne pas prendre son traitement pour mieux ressentir les effets de l'alcool et de la cocaïne, un traitement qu'il prend pour ses troubles psychologiques. 

Il a un passé très lourd : des parents héroïnomanes, il est placé dès l'âge de cinq ans dans une famille d'accueil, qui le maltraite physiquement et psychologiquement. Il fait d'ailleurs plusieurs séjours à l'hôpital psychiatrique St-Anne. Au cours de cette fameuse soirée, il se dispute avec un ami, et cela suffit à dégoupiller la grenade. S'en suit cet accès de colère et de vengeance contre, notamment, son ancienne école.

Une peine mixte

Pour le procureur, Olivier Janson, la situation est donc claire : cet homme s'est mis dans cet état délibérément, et donc, même s'il perd les pédales, il est responsable de ses actes. Mais son avocat, Me Frédéric Dutin, a une toute autre lecture : la drogue et l'alcool libèrent cette psychose sous-jacente et chronique, qui le ronge depuis très longtemps. 

L'avocat espérait donc une nouvelle expertise psychiatrique. Mais il a malgré tout été en partie entendu par le tribunal avec cette peine mixte, deux ans de prison ferme et trois ans de soins obligatoires.

Le maire de Saint-Sever, Arnaud Tauzin, était présent à l'audience, et il s'est constitué partie civile au nom de sa commune. Il a bon espoir que l'école puisse rouvrir à la rentrée 2020, après la reconstruction de l'établissement. La réunion de lancement du chantier avait justement lieu ce mardi.