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Confinement dans les Landes : le comité départemental de surf dénonce une "chasse aux surfeurs"

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Par , France Bleu Gascogne

Le président du comité départemental de surf des Landes est en colère. ll estime, au nom des licenciés qu’il représente, que les surfeurs sont traqués par les forces de l’ordre. Avec ce confinement, les activités nautiques sont interdites.

Une voiture de gendarme devant la plage du Santocha à Capbreton.
Une voiture de gendarme devant la plage du Santocha à Capbreton. © Radio France - Paul Ferrier

Pour ce confinement, si les plages sont accessibles si on habite à moins d'un kilomètre, en revanche, le surf et toutes les activités nautiques sont interdites. Pourtant, chaque jour, des dizaines et des dizaines de surfeurs sont à l'eau et ne respectent pas l’interdiction. Depuis deux semaines, c'est un véritable jeu du chat et de la souris qui s'est engagé entre gendarmes et surfeurs. 

Si l’on en croit les réseaux sociaux, où la communauté surf s’organise via des forums pour signaler la présence de contrôle sur les plages, les forces de l’ordre ne lâchent rien. 

Capture d'écran d'une seule journée  de signalement de contrôle de gendarmerie sur un forum de surfeur.
Capture d'écran d'une seule journée de signalement de contrôle de gendarmerie sur un forum de surfeur. © Radio France - Capture d'écran

Les gendarmes démentent cibler les surfeurs

Sur une plage, nous avons croisé ces gendarmes qui surveillaient de loin une trentaine de surfeurs à l’eau sans intervenir. Ils nous ont affirmé, surtout l’un d’eux également surfeur, qu’ils ne contrôlaient pas plus les surfeurs que les autres. La gendarmerie dément également avoir des renforts sur la côte pour ce reconfinement. Sur la côte Sud des Landes, 16 gendarmes réservistes sont venus en renfort à la fin de l’été. Ils sont toujours là. 

Enfin, les fonctionnaires rencontrés nous ont assurés que ce travail de contrôle n’était pas toujours évident pour eux, notamment en raison des changements de règle réguliers. Dernier changement en date : ceux qui pensaient pouvoir surfer avec une carte professionnelle de professeur de surf, un brevet d’Etat, ou avec un certificat médical, cela ne marche plus disent les gendarmes. Enfin ils affirment que l’immense majorité des surfeurs qu’ils ont verbalisés n’étaient pas Landais. 

Trois questions à Xavier Duvignau

Xavier Duvignau est le président du comité départemental de surf des Landes. 

Vous avez l’impression qu’on stigmatise les surfeurs, que ce sont eux qui sont le plus contrôlés par les forces de l’ordre ? 

Tout à fait. C’est assez surprenant parce qu’il se passe des choses très dramatiques dans notre pays. Et qu’est-ce qu’on constate ? On voit des renforts de gendarmerie arriver ici pour suivre les surfeurs. Vraiment faire la chasse aux surfeurs. On a l’impression qu’on est devenu des proies et on ne comprend pas trop pourquoi. 

En plus on n’a pas eu des vagues comme ça depuis au moins cinq ans à cette époque. C’est tentant. C’est comme un gros gâteau au chocolat qu’on regarderait sans pouvoir y toucher. Je peux comprendre que certains craquent et y aillent. Mais par contre, derrière, la verbalisation à outrance nous surprend et nous alerte un petit peu. Je crois que quelque part, il y a une révolte qui gronde chez les surfeurs. On a vu mercredi la Marine Nationale déployée au Pays Basque. On s’attend à voir débarquer le GIGN dans pas longtemps vu la tournure que cela prend. C’est assez hallucinant. 

Aujourd’hui les surfeurs, on n’est plus des "baba cools roots". On ne vit plus dans des camions.  Ce sont des familles qui vivent ici, qui travaillent, qui payent leurs impôts. Mais surtout qui votent. Et je crois que ce qu’on nous fait vivre en ce moment, on n'est pas prêt de l’oublier.

On a discuté avec des gendarmes - dont certains surfent - ils nous ont assurés qu’ils ne contrôlent pas plus les surfeurs que les autres. 

Moi je n’ai rien contre les forces de l’ordre, bien au contraire. Mais c’est clair qu’il y a certains endroits où ils abusent totalement. En ce moment à Seignosse par exemple, c’est hallucinant. C’est carrément des traquenards qu’ils tendent à tous les surfeurs. Je trouve ça lamentable parce que ces renforts, je crois qu’ils seraient bien plus utiles ailleurs dans notre pays.

Lors du premier confinement, les surfeurs ont été assez exemplaires. Vous, comme la Fédération, appeliez à ne pas aller à l’eau. A respecter. Aujourd’hui, vous ne dîtes plus cela. 

Non, parce qu’on a beaucoup travaillé avec les élus pour expliquer la plage dynamique pour que, au final, ils ne nous écoutent pas aujourd’hui. La pleine nature, cela évite que les gens restent enfermés chez eux, dépriment, deviennent agressifs, boivent… C’est clair que le sport de pleine nature ne nuit en aucun cas. Le gouvernement ne nous a pas suivis là-dessus donc on est frustré. Donc aujourd’hui, on n’a plus du tout la même attitude. On n’a plus une attitude de complaisance. 

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