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Faits divers – Justice

Landes : le suspect de l'incendie de Saint-Sever, finalement jugé responsable de ses actes

jeudi 27 septembre 2018 à 17:31 Par Marion Dambielle-Arribagé, France Bleu Gascogne

L'homme qui avait été interpellé après l'incendie de l'école élémentaire de Saint-Sever, début septembre, et qui avait été jugé irresponsable de ses actes, a subi une deuxième expertise psychiatrique. Elle contredit radicalement la première.

Une partie de l'école primaire de Saint-Sever a été détruite par les flammes
Une partie de l'école primaire de Saint-Sever a été détruite par les flammes © Radio France - Renaud Biondi-Maugey

Mont-de-Marsan, France

C'était le 3 septembre dernier, à quelques heures de la rentrée scolaire. Un incendie criminel avait détruit l'école élémentaire du parc de Toulouzette, à Saint-Sever. Moins de 36h après les faits , un suspect avait été interpellé : un homme de 28 ans, qui souffre de schizophrénie.  Lors de sa garde à vue, un premier psychiatre avait conclu à l'abolition de son discernement au moment des faits. Il était, selon lui, en pleine crise de démence paranoïaque. L'homme avait donc été hospitalisé d'office, dans la foulée à l’hôpital Sainte Anne, à Mont-de-Marsan. Mais le parquet avait averti qu'à l'issue de cette hospitalisation sous contrainte, une deuxième expertise serait réalisée.

Une deuxième expertise contradictoire

Ce mercredi, les médecins ont jugé que l'homme pouvait sortir, un peu plus de 3 semaines après son internement. Il a été interpellé par les gendarmes à sa sortie de l'hôpital, et placé en garde à vue. Un deuxième psychiatre a donc pu l'examiner... Et coup de théâtre : le résultat de cette expertise est radicalement différent !  Le médecin a en effet conclu que le suspect était responsable de ses actes au moment des faits. L'homme, lui, reconnait toujours les faits. Il a donc été placé en détention provisoire ce jeudi matin, à l'issue de sa garde à vue.

Un collège d'experts indépendants

Et maintenant ? Et bien, il va falloir trancher une bonne fois pour toute cette question de responsabilité. Dans les prochaines semaines, le suspect sera donc à nouveau examiné, cette fois par un collège d'experts psychiatres indépendants. Ils devront donner une réponse définitive sur la responsabilité pénale du prévenu.