Faits divers – Justice

Landes : les deux parachutes du jeune qui s'est tué jeudi se seraient mal ouverts

Par Clément Guerre, France Bleu Gascogne, France Bleu Pays Basque et France Bleu vendredi 12 août 2016 à 12:43

Saut en parachute. Image d'illustration.
Saut en parachute. Image d'illustration. © Radio France

L'accident mortel de parachute de ce jeudi 11 août 2016 à Mimizan (Landes) serait peut-être dû à un problème technique. Le parachute de secours du jeune basque de 17 ans ne s'est pas ouvert correctement, selon le directeur de l'école de parachutisme.

Il est un peu plus de 17 heures ce jeudi 11 août 2016, quand Damien, un jeune basque de 17 ans, originaire de Bardos, se tue en parachute non loin de l'aérodrome de Mimizan (Landes). Ce soir là, des dizaines de personnes sont présentes sur l'aérodrome pour La Nuit des étoiles et elles assistent à l'accident tout comme les grands-parents du garçon venus pour le voir sauter.

Un accident rarissime 

Le jeune garçon participait à un stage de saut en  chute libre pendant ses vacances. Selon le directeur de l'école OJB parachutisme de Mimizan, il y aurait peut-être eu un accident technique.

"Le parachute principal s'est ouvert", explique le directeur de l'école de parachutisme

En plein vol, le jeune homme déclenche bien ses deux parachutes à tour de rôle mais ils se seraient mal ouverts : "Le parachute principal s'est ouvert correctement mais il ne permettait pas de se poser en sécurité. Le parachutiste a donc déclenché la procédure de secours et libéré son second parachute, explique Olivier Jean-Baptiste, "Ensuite, la voile de secours est sortie mais ne s'est pas ouverte complètement. C'est peut-être dû à la position du garçon. L'enquête va le déterminer. Normalement, c'est impossible et impensable mais c'est arrivé..."

On avait les grands-parents avec nous—Le directeur de l'école OJB Parachutisme

Damien Bernède s'est donc écrasé à 400 mètres environ de l'aérodrome, dans une petite forêt. _"_On l'a vu tombé très rapidement" confirme un témoin qui était sur place. Il ajoute que les secours "lui ont immédiatement apporté leur aide", mais ils n'ont pu que constater le décès de l'adolescent de 17 ans.

Pour l'école de parachutisme, la sécurité était assurée

Olivier Jean-Baptiste, le directeur de l'école OJB parachutisme a assisté à cet accident impuissant. "A 200 km/h en l'air, vous n'avez aucune chance" de survivre dit-il. C'était le huitième saut du jeune homme, son second en individuel, mais le directeur de l'école insiste sur le fait que toutes les consignes de sécurité étaient en place.

Si l'on envoie quelqu'un dans les airs, c'est qu'on estime qu'il est apte à sauter

En 18 années d'existence, c'est le premier accident mortel que connait l'école OJB parachutisme à Mimizan. Une enquête est ouverte pour homicide involontaire par manquement à la sécurité. Une autopsie sur le corps du jeune parachutiste ainsi que des analyses toxicologiques sont réalisées ce vendredi.