Faits divers – Justice

Landes : Philippe Médiavilla, du collectif "Touche pas à mon bus" a été agressé en rentrant des Fêtes de Bayonne

Par Clément Guerre, France Bleu Gascogne mardi 2 août 2016 à 18:15

"Tu défends le maire de Tarnos" lui lance t-on. Quelques secondes plus tard "ils m'ont bugné, plaqué contre le mur explique Philippe Médiavilla
"Tu défends le maire de Tarnos" lui lance t-on. Quelques secondes plus tard "ils m'ont bugné, plaqué contre le mur explique Philippe Médiavilla - Le collectif "Touche pas à mon bus"

Philippe Médiavilla du collectif "Touche pas à mon bus" a été agressé à son retour en bus des fêtes de Bayonne vendredi soir dernier. Aujourd'hui, il estime qu'il paye son engagement médiatique.

Alors qu'il rentre des fêtes de Bayonne la semaine dernière dans la nuit de jeudi à vendredi, Philippe Médiavilla est agressé avec son épouse. Très actif médiatiquement en ce moment avec le collectif "Touche pas à mon bus", qui défend la liaison en bus entre Tarnos et le Pays Basque, Philippe Médiavilla estime qu'il paie son engagement sur le dossier.

Des coups et des points de sutures pour Philippe Médiavilla

Tout s'est passé dans le bus. Philippe Médiavilla quitte les fêtes de Bayonne vendredi soir,  il est entre 3 et 5 heures du matin. "Tu défends le maire de Tarnos" lui lance t-on. Quelques secondes plus tard "ils m'ont bugné, plaqué contre le mur. Ils étaient quatre contre moi", explique le syndicaliste CGT.

Au moment où j'ai voulu descendre du bus, il m'a attrapé par la chemise, je suis tombé à la renverse sur le trottoir — Philippe Médiavilla de l'association Tous

En plus des insultes reçues, Philippe Médiavilla a du se faire poser deux points de suture. Il a aussi reçu des coups et son épouse a été tirée par les cheveux.

La rançon d'un combat pour sa ville

Philippe Médiavilla dit que "c'est forcément en lien avec le fait que j'étais dans la presse ces derniers temps" et le fait qu'il ait défendu avec Jean-Marc Lespade, le maire communiste de Tarnos, la liaison en bus entre sa ville et le Pays Basque.

Dis le que tu défends le maire de Tarnos, lui crient ses agresseurs

Pour Philippe Médiavilla c'est inquiétant de ne pas pouvoir avoir "une activité publique sans se faire interpeller. C'est révélateur des tensions qu'il y a dans la société". Depuis, il a porté plainte à la gendarmerie pour coups et blessures mais n'arrêtera pas pour autant son combat militant.