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Faits divers – Justice

Landes : six mois de prison pour des dégradations à l'hôpital de Dax

jeudi 1 mars 2018 à 16:32 Par Fanette Hourt, France Bleu Gascogne

Un homme de 34 ans a été condamné par le tribunal de Dax à un an de prison, dont six mois fermes, jeudi 1er mars, pour avoir détruit une salle de consultation.

Les urgences de l'hôpital de Dax.
Les urgences de l'hôpital de Dax. © Maxppp - Maxppp

Dax, France

Un Dacquois a été condamné à un an de prison, dont six mois fermes, par le tribunal, jeudi 1er mars, pour des dégradations et des violences à l'hôpital de Dax. En effet, il se trouvait aux urgences dans la nuit de lundi à mardi, et a complètement détruit un cabinet de consultation gynécologique. Les dommages s'élèvent à plusieurs milliers d'euros.

Un cabinet d’auscultation saccagé

Cet homme de 34 ans est alcoolique, psychotique, et bien connu des autorités pour ses excès de violence. Il avait apparemment trop bu ce soir-là, pris beaucoup de médicaments et il n'a pas supporté l'attente aux urgences.

Il a ainsi complètement saccagé un cabinet de consultation gynécologique, détruisant une table d'examen, vidant des produits médicaux et urinant par terre. Il a aussi cassé les portes vitrées automatiques des urgences avec son vélo. 

Le Dacquois a reconnu les faits, et présenté ses excuses devant le tribunal, expliquant qu'il souhaitait être soigné et trouver un travail. Mais son casier judiciaire n'a, semble-t-il, pas plaidé en sa faveur : il a déjà dix condamnations en sept ans à son actif.

Des conséquences psychologiques

Le ministère public a par ailleurs tenu à rappeler que les dommages causés par cet homme n'étaient pas uniquement matériels, mais aussi psychologiques. Ainsi, le parquet a expliqué dans ses réquisitions que détruire une salle de consultation représente une agression pour le personnel soignant.

Une représentante de l'hôpital a même expliqué, à la suite de l'audience, que la première infirmière qui est entrée dans ce cabinet saccagé a eu extrêmement peur. Celle-ci s'est en effet demandée si le Dacquois était encore là, dans la pièce, et s'il allait s'en prendre à elle.  

Malheureusement, cela devient une habitude. Les outrages, c'est de plus en plus souvent, les menaces aussi. Le personnel est confronté presque tous les jours à ce genre d'incidents.

Par ailleurs, cela a suscité un certain stress au sein du service, car ce cabinet était utilisé pour des pathologies lourdes, en l’occurrence pour ausculter les femmes atteintes de cancer. Le personnel s'est donc demandé comme il allait faire pour prendre en charge les prochains rendez-vous.  

Enfin, il semblerait que ces menaces, ces outrages, ces violences, ces dégradations sont de plus en plus fréquentes. "Ce n'est pas la première fois qu'il y a des agressions aux urgences", explique la représentante de l'hôpital présente à l'audience. "Malheureusement, cela devient une habitude. Les outrages, c'est de plus en plus souvent, les menaces aussi. Le personnel est confronté presque tous les jours à ce genre d'incidents", décrit-elle.