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Faits divers - Justice

Landes : trois gendarmes de Mimizan condamnés à de la prison avec sursis

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Par , France Bleu Gascogne

Trois anciens officiers de gendarmerie de la brigade de Mimizan étaient jugés pour de multiples infractions ce mardi devant le tribunal de Mont-de-Marsan.

Les trois gendarmes travaillaient à la brigade de Mimizan (photo d'illustration)
Les trois gendarmes travaillaient à la brigade de Mimizan (photo d'illustration) © Maxppp - Maxppp

Mimizan, France

Il y avait de quoi intriguer, en regardant la présentation de l'affaire : trois anciens gendarmes de Mimizan, l'ancien commandant de la brigade, son ancien adjoint et un adjudant, poursuivis en tout pour 27 chefs d'infractions, notamment détention de stupéfiants, subornation de témoins, violences, usage de faux, falsifications de procès-verbaux... Le tout entre 2017 et 2019.

Mais, après sept heures de débats, parfois animés et alambiqués, au tribunal de Mont-de-Marsan, les trois officiers sont finalement relaxés pour la plupart des chefs d'infractions, et sont condamnés à de la prison avec sursis.

Pas des gendarmes "ripoux"

Dès le début de l'audience, il était clair qu'il ne s'agissait pas du schéma classique des gendarmes "ripoux". Ces trois hommes approchent la cinquantaine. Minces, les épaules carrées, les cheveux coupés à la brosse, entre 26 et 30 ans de service à la gendarmerie. Ils se tiennent droit devant le tribunal. Le commandant de brigade est décrit comme quelqu'un qui vit pour la gendarmerie, qui ne compte pas ses heures. Directif, il refuse de déléguer, parfois jusqu'à l'épuisement. Les deux autres gendarmes semblent moins rigoureux, moins impliqués... Mais tous les trois sont dans cette brigade divisée, où l'ambiance est devenue délétère.

Le commandant de brigade reconnaît bien quelques infractions, des procès-verbaux falsifiés pour gagner du temps, notamment. Mais le reste, les violences contre des individus placés en cellule de dégrisement, l'humiliation d'un garçon de 12 ans qui explique qu'il a été obligé de se mettre nu parce qu'il était soupçonné d'avoir volé un téléphone portable, les pressions sur un collègue, la détention de stupéfiants... L'ancien commandant de brigade nie tout et il l'assure, tous ses anciens collègues, tous les témoins, mentent. 

Une vengeance ?

Les avocats des parties civiles demandent : "Pourquoi est-ce des personnes lambda, qui ne font pas partie de la brigade mentiraient-elles ?" L'ancien commandant de brigade n'a pas de réponse, mais il l'assure : ses anciens collègues voulaient se venger, sans pour autant pouvoir apporter des preuves

Au final, faute de preuves matérielles et du fait de témoignages contradictoires, l'ancien officier, qui a pris sa retraite depuis et trouvé un autre travail, n'est condamné que pour trois infractions sur les 17, avec trois mois de prison avec sursis. Son ancien adjoint, lui, écope de deux mois de prison avec sursis, pour avoir notamment falsifié des procès-verbaux, tout comme l'ancien adjudant, qui doit aussi payer 50 euros d'amende pour avoir bousculé un collègue. Le procureur avait respectivement requis 15 mois, huit mois et trois mois de prison avec sursis envers ces trois hommes.

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