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Faits divers – Justice

Landes : une entreprise de Mimizan victime d'un vaste réseau de trafic de téléphones portables

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Par , France Bleu Gascogne, France Bleu

Les malfaiteurs se sont fait passer pour cette entreprise de Mimizan, dans les Landes, et ont commandé 65 téléphones portables, pour une enveloppe de près de 70 000 euros. Sauf que le fournisseur n'a jamais été payé et la société n'a jamais passé cette commande.

Les gendarmes ont saisi près de 100 000 euros de marchandises.
Les gendarmes ont saisi près de 100 000 euros de marchandises. - Gendarmerie nationale

Mimizan, France

Un énorme trafic de téléphones portables démantelé début juillet par les gendarmes de la section de recherches de Pau, après quasiment un an d'investigations. Toute cette histoire est partie de Mimizan en juillet 2017.

Un grand opérateur reçoit en effet il y a deux ans une commande de cette société de Mimizan. L'entête des courriers, la signature des mails, la pièce d'identité du gérant, le RIB, tout correspond en tous points. Cette entreprise commande donc 65 iPhone pour une valeur totale de près de 70 000 euros. L'opérateur envoie le colis, mais il ne recevra jamais le paiement. Le pot au rose est ainsi découvert : cette société de Mimizan n'a en fait jamais passé commande et le colis a été intercepté au moment de la livraison.

Ce réseau était donc bien organisé. "Ils utilisaient les méthodes qu'utilisent les grands escrocs financiers dans le cadre des 'escroqueries au président'", explique le colonel Laurent Lesaffre, qui commande la section de recherches de Pau. "Ils se faisaient passer pour une entreprise en recréant des documents qui laissaient penser qu'ils étaient l'entreprise d'origine." Mais "pour se faire passer pour l'entreprise, il est évident qu'il faut soigner le détail" ajoute-t-il, "et être capable de refaire des tampons et des courriers qui semblent être ceux de l'entreprise en question". Cela nécessite donc un certain niveau de connaissances et de compétences.

Entre 300 et 400.000 euros de profit

L'entreprise de Mimizan décide donc de porter plainte. La brigade de recherches de Parentis-en-Born est dans un premier temps saisie, avant que l'enquête soit confiée à la section de recherches de Pau. "Nous avons rapidement établi des liens avec d'autres affaires, ailleurs en France", décrit le colonel. Quatre dossiers similaires sont identifiés : dans la Meuse, en Loire-Atlantique, dans le Pas-de-Calais et dans la Loire.

De fil en aiguille, plusieurs membres de ce réseau sont identifiés et les enquêteurs découvrent même que tout ce petit monde a ouvert une boutique de téléphones à Paris, qui a pignon sur rue. Un système qui est très rentable, puisque le profit total est estimé entre 300 et 400 000 euros

Au final, huit personnes sont interpellées et mises en examen. Mais cela pourrait ne pas s'arrêter là : d'autres entreprises pourraient avoir subi la même supercherie. En effet, près de 80 faits similaires ont été recensés sur l'ensemble du territoire au préjudice du même opérateur.