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Faits divers – Justice

Landes : une victoire pour les 131 ex salariés de Darbo devant la Justice

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Par , France Bleu Gascogne

Le conseil des prud'hommes de Dax estime le licenciement des 131 ex salariés de Darbo illégal. Les juges condamnent les multinationales Sonae et Gramax à leur verser des indemnités allant de six à vingt mois de salaire.

Les 131 salariés de Darbo avaient perdu leur emploi en 2016 moins d'un an après le rachat de leur usine de bois par le fonds d'investissement allemand Gramax
Les 131 salariés de Darbo avaient perdu leur emploi en 2016 moins d'un an après le rachat de leur usine de bois par le fonds d'investissement allemand Gramax © Radio France - Chistophe Van Veen

Linxe, France

Après plus de deux ans de combat devant la Justice, les 131 ex salariés de l'usine de bois Darbo à Linxe obtiennent une victoire. Le conseil des prud'hommes de Dax estime leur licenciement, intervenu en 2016, illégal.

Les juges du conseil des prud'hommes de Dax condamnent donc les deux anciens propriétaires du site, le groupe portugais Sonae et le fonds d'investissement allemand Gramax, à verser aux anciens salariés "des indemnités assez significatives" selon leur avocat Fiodor Rilov, car allant "de six mois à vingt mois de salaire".   

Sonae et Gramax sont condamnés solidairement sur le fondement du co-emploi explique l'avocat des ex Darbo : le conseil des prud'hommes de Dax estime que les deux structures ont gardé, de concert, leur autorité sur les salariés. Les licenciements prononcés officiellement par le liquidateur judiciaire devaient donc incomber juridiquement à Sonae et à Gramax. 

La firme portugaise Sonae avait revendu l'usine landaise de Linxe au fonds d'investissement allemand Gramax  pour un euro en 2015 avec pour mission de relever le site mais Gramax l'avait fermé moins d'un an plus tard.

"Les deux multinationales, Sonae et Gramax, doivent assumer la responsabilité sociale de cette catastrophe" Fiodor Rilov, l'avocat des ex Darbo

L'avocat des ex salariés de Darbo, Fiodor Rilov, n'a pas encore le jugement dans sa totalité mais il se félicite que les juges dacquois aient considéré que la fermeture de l'usine de Linxe ait été sciemment organisée par les deux multinationales.  

Maître Fiodor Rilov explique que "c'est un véritable scandale que l'usine Darbo de Linxe ait été démantelée dans la mesure où il avait vraiment la possibilité de relancer de la production, qu'il y avait un marché pour le bois fabriqué à l'intérieur du site et que, au lieu de redresser le site, les deux groupes multinationaux condamnés, Sonae et Gramax, ont tout fait pour le démonter".

L'avocat des ex salariés de Darbo explique que la condamnation de Sonae et Gramax est "non seulement une victoire extraordinaire pour les salariés mais c'est aussi une manière de leur rendre enfin Justice ainsi qu'aux habitants du bassin d'emploi de Linxe qui est aujourd'hui sinistré, durement frappé par la fermeture de ce site". 

Maître Fiodor Rilov déplore que "cette décision du conseil des prud'hommes de Dax ne rend pas leur emploi aux ex salariés de Darbo" mais "les indemnités qui seront versées vont permettre à ces familles de revoir un petit peu le jour".

Maître Fiodor Rilov, l'avocat des ex salariés de l'usine Darbo, se félicite de ce jugement et de sa portée

On ne sait pas encore si les deux groupes condamnés, Sonae et Gramax, feront appel du jugement du conseil des prud'hommes de Dax.