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Faits divers - Justice

Laurent Berger, patron de la CFDT, en Mayenne pour rencontrer des militants

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Par , France Bleu Mayenne

Ce jeudi 28 novembre, Laurent Berger visite la Mayenne à la rencontre des militants CFDT du département. Une semaine avant un appel national contre la réforme des retraites, le secrétaire général de la CFDT reste l'un des seuls à ne pas vouloir se mobiliser.

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT © Maxppp - Thomas Padilla

Département Mayenne, France

Il va rencontrer des militants CFDT pour parler, avance-t-il, de "l'actualité, du syndicat, de ses chantiers internes et ses revendications." Vaste programme qui attend Laurent Berger, secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), en visite sur le sol mayennais ce jeudi 28 novembre. 

Il a prévu de rencontrer les militants mayennais dès le matin, dans l'auditorium de la salle polyvalente, place de Hercé à Laval (Mayenne), avant une prise de parole dans l'après-midi. "C'est toujours un temps riche pour moi de me plonger avec eux pendant toute une journée", confirme-t-il.

Prudence sur la mobilisation du 5 décembre

Le déplacement survient une semaine jour pour jour avant l'appel intersyndical et interprofessionnel à la grève et aux manifestations, partout en France, le jeudi 5 décembre prochain. Un jeudi étiqueté "noir", notamment pour les voyageurs, car ces actions contre le projet de réforme des retraites du gouvernement ont été condamnées dans (presque) tous les secteurs : RATP, SNCF, poids-lourds, avocats, Air France, étudiants, EDF, etc. Tout le monde sort dans la rue ... sauf la CFDT.

"Le projet est encore trop peu défini. Il n'y a pas de vraie réforme sur la table", s'explique Laurent Berger. "On verra en fonction de ce que sera ce projet de loi", ajoute le patron de la CFDT, qui mise sur des concertations plus avancées dans les prochaines semaines. Le premier ministre Édouard Philippe a d'ailleurs précisé, mardi 26 novembre, que des annonces viendraient à la mi-décembre. Après cette grève-monstre, donc. 

De quoi susciter la prudence côté CFDT : "On va faire notre rôle de syndicalistes, pousser au maximum pour que nos idées soient reprises. Si c'est le cas, tant mieux, sinon on se mobilisera en janvier."

Un préavis de grève en guise "d'avertissement"

À noter que la branche CFDT-Cheminots a, de son côté, déposé un préavis de grève pour cette même date du 5 décembre. Mais cette initiative est davantage un "avertissement" qu'un réel appel à la grève, d'après Laurent Berger : "La CFDT-Cheminots ne défend pas son régime spécial, elle est pour la réforme des retraites et son système universel ! Elle demande juste que la transition entre la nouvelle réforme et la situation actuelle soit longue et douce. Si c'est le cas, ils l'accepteront. Si, au contraire, il y a une forme de brutalité, ils montreront leur désaccord."

Lui qui voulait parler "d'actualité" avec ses militants CFDT, Laurent Berger risque de revenir à diverses reprises sur cette réforme des retraites et les grèves qui en découlent. Il rappelle donc ses revendications : "Créer un système universel de retraites, reconnaître la pénibilité, reconnaître les carrières des femmes qui ont 30% de retraites en moins que les hommes, reconnaître les carrières précaires. Voilà ce qu'on veut, et on ira jusqu'au bout des négociations." Autant dire qu'il espère voir ces propositions dans les annonces du gouvernement prévues avant 2020.

Défiance syndicale ?

Il le confirme, son déplacement en terres mayennaises (et les autres qu'il effectue régulièrement, dit-il, notamment à Saint-Étienne en début de semaine) vise surtout à échanger avec les militants, discuter des enjeux locaux et internes. Un contact d'autant plus important que certains jugent les syndicats dépassés, "hors du coup" : certaines contestations d'ampleur, gilets jaunes en tête, se sont d'ailleurs passées de leur service. Le contact, une solution à ce besoin de réinvention syndicale que Laurent Berger voulait apporter en début d'année ? 

"Tous les droits des travailleurs français ont été acquis grâce à la mobilisation des syndicalistes." - Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

"Les Français ont ceci de particulier qu'ils sont défiants vis-à-vis de toutes les institutions, syndicats compris", confesse le patron de la CFDT. "Mais s'ils regardent bien, tous les droits des travailleurs français ont été acquis grâce à la mobilisation des syndicalistes. Il y a une forme de défiance, à nous de reconstruire de la confiance." D'après lui, c'est légitime d'être indigné, de vouloir améliorer sa situation. "Mais je crois qu'on y arrive par la force collective. Et dans le monde du travail, ça s'appelle le syndicalisme."

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