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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Marcher jusqu'à Paris, un "bon exutoire" pour ce gilet jaune ardéchois

lundi 25 février 2019 à 2:43 Par Damien Triomphe, France Bleu Drôme Ardèche

Laurent habite Viviers, et il n'a pas quitté son gilet jaune depuis le début du mouvement. Après une première marche en début d'année jusqu'à Paris, il est de nouveau reparti à pied en direction de la capitale, avec une vingtaine d'autres gilets jaunes venus du sud de la France.

Laurent, 40 ans
Laurent, 40 ans © Radio France - Damien Triomphe

Drôme, France

Laurent a 40 ans, et cinq enfants. Il vit seul à Viviers, et n'a pas repris son travail de chauffeur routier le mois dernier, lorsque son arrêt maladie a pris fin. "Je ne vais plus travailler. Je n'y arrive pas." Le 17 novembre, il va sur le rond-point de Viviers et enfile son gilet jaune. Il ne l'a pas quitté depuis.

Toutefois, il vit aujourd'hui le mouvement autrement : il marche. Mi-décembre, c'est un groupe de gilets jaunes qui fait la route à pied jusqu'à Paris, qui fait étape à Viviers et qui lui permet de découvrir la démarche. "J'ai trouvé que c'était un bon exutoire. Je sentais la pression qui montait. _Plutôt que manifester et passer pour des casseurs_, autant marcher !" raconte-t-il. Il fera d'abord quelques kilomètres avec eux, puis décidera de les accompagner jusqu'au bout. 30 jours de marche. 

Et maintenant, un deuxième voyage. Cette fois-ci, ils sont partis de Marseille le 16 février et ont été rejoints par d'autres à Avignon. Ils étaient dans la Drôme ce weekend et poursuivent leur périple, ce lundi ils partent de Valence pour rejoindre Laveyron ; une vingtaine de gilets jaunes motivés, marchant symboliquement pour réclamer le RIC (Référendum d'initiative citoyenne) et comptant arriver à Paris le 17 mars. "C'est symbolique, c'est un acte pacifiste fort" estime Laurent, " Il faut que tout le monde soit au courant, même Macron ! Pour qu'il comprenne que le sens de l'effort, nous on l'a !"

Qu'est-ce qui pourrait le faire renoncer à son voyage ? "Rien" répond-il calmement, et peu importe ce que fera le gouvernement, "non, parce que je ne vois pas ce qui pourrait sortir de positif après trois mois de manifestation." Et il dit avoir conscience que le mouvement des gilets jaunes devra bien s'arrêter un jour ou l'autre, "malheureusement..." selon lui. "C'est compliqué à expliquer. Je pense que les gens se sont remis entre eux. Et c'est impressionnant, on a retrouvé la solidarité et la fraternité, sur les ronds points qu'on a traversés.