Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Fermer
Retour
Politique DOSSIER : Violences après la mort de deux jeunes du quartier Mistral, à Grenoble

Laurent Wauquiez demande au gouvernement de "ramener l'ordre" à Grenoble

lundi 11 mars 2019 à 17:06 Par Gérard Fourgeaud, France Bleu Isère

Huit jours après le début des émeutes du quartier Mistral à Grenoble, le président de la région Rhône-Alpes-Auvergne a visité, lundi matin, l'école d'infirmières de la Croix Rouge, détruite par un incendie lors de ces violences.

Le Hall dévasté par l'incendie
Le Hall dévasté par l'incendie © Radio France - Gérard Fourgeaud

Grenoble, France

"Le gouvernement doit rétablir l'ordre" demande Laurent Wauquiez, devant le bâtiment incendié, il y a huit jours. La porte vitrée a été fracturée et les voyous ont mis le feu au rez-de-chaussée, entièrement détruit. Ce bâtiment est situé dans le quartier Mistral, il avait été installé là dans le cadre de la politique de la ville pour dynamiser le quartier. 

La rénovation de ce bâtiment avait coûté 16 millions d'euros en 2008, dont 30% de subvention de la région. En outre, le conseil régional dépense, chaque année, 127 millions d'euros pour la formation des étudiants, dont une partie a été attribuée à l'Institut de Formation des Soins Infirmiers (IFSI ). C'est la raison pour laquelle, le président de la région est venu ici. 

Laurent Wauquiez au milieu des décombres de l'incendie - Radio France
Laurent Wauquiez au milieu des décombres de l'incendie © Radio France - Gérard Fourgeaud

"Je ne peux pas accepter que, dans un pays comme le nôtre, pendant une semaine, un quartier entier s'embrase. Il n'y a rien qui justifie qu'on incendie un institut de formation. Rien qui justifie qu'on s'attaque avec des boules de pétanques, des cocktails molotov, des jets d'acide contre des représentants des forces de l'ordre ou des pompiers" a déclaré Laurent Wauquiez.

"J'interpelle le gouvernement"

"La place du gouvernement, c'est de rétablir l'ordre. Ça n'est pas normal, qu'au bout d'une semaine, on ait eu encore des événements ce week-end. On ne peut pas accepter ça silencieusement. Le gouvernement, j'attends de lui qu'il ramène l'ordre. C'est son premier devoir" a poursuivi Laurent Wauquiez, au milieu des décombres. 

Le préfet dénonce une "connaissance incomplète du dossier"

Le préfet de l'Isère a tout de suite répondu à Laurent Wauquiez. Il trouve que les déclarations de Laurent Wauquiez "semblent se fonder sur une connaissance incomplète du dossier au vu de l’accalmie très nette des violences urbaines dans la quartier mistral depuis le 4 mars".  
Lionel Beffre rappelle "la venue de renforts de police conséquents et d'un hélicoptère pour appuyer les effectifs isérois pendant les émeutes  et il confirme la création dans l'année de plusieurs quartiers de reconquête républicaine dans l'agglomération dans le cadre du déploiement de la police de sécurité du quotidien".

Éric Piolle est venu saluer Laurent Wauquiez à son arrivée. Les deux hommes ont discuté quelques minutes avec la police, puis le maire de Grenoble est reparti sur son vélo jaune, sans participer à la visite. 

Juste après l'incendie, la direction de l'IFSI a été hébergée dans la pépinières d'entreprises "Artis" située à 50 mètres, un bâtiment également détruit par le feu, vendredi. Les 500 étudiants reprendront les cours prochains dans les locaux de l'Institut de Géographie Alpine, près de la Villeneuve.