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Faits divers – Justice

Laval : une esthéticienne condamnée pour pratiques illégales et blessures involontaires

jeudi 10 janvier 2019 à 20:17 Par Pauline Pennanec'h, France Bleu Mayenne

Une esthéticienne lavalloise a été condamnée ce jeudi à 3.400 euros d'amende par le tribunal de Laval pour blessures involontaires. La justice la condamne aussi pour avoir exercé des techniques de soins interdites pour des personnes qui n'exercent pas la médecine.

Le tribunal de Laval - image d'illustration.
Le tribunal de Laval - image d'illustration. © Radio France - Charlotte Coutard

Laval, France

C'est une histoire de loi, de décrets qui s'est joué ce jeudi au tribunal de Grande Instance de Laval. À la barre, une femme de 40 ans, exerçant le métier d'esthéticienne, à Laval. Le 8 juin 2017, la prévenue reçoit une cliente pour des séances de cryolipolyse, un traitement esthétique utilisé pour détruire les cellules graisseuses, grâce à un appareil qui diffuse une température de froid contrôlé de 5°C à - 0°C. Mais au bout de 45 minutes, la cliente ressent une forte chaleur à la cuisse : elle découvre qu'elle est brûlée au troisième degré.   

À la barre, la prévenue explique d'une voix posée ce qu'elle fait, et qu'elle est embêtée d'être ici : "Il y a eu une défaillance, j'en suis extrêmement désolée, on a changé la machine depuis", explique-t-elle, assurant que les deux femmes sont en bon terme et que l'indemnisation est en cours.

Des pratiques interdites aux yeux de la justice

Mais il n'y a pas que cela : la justice lui reproche aussi d'avoir utilisé des techniques de soins interdites d'utilisation par des personnes qui n'exercent pas la médecine. Selon la présidente, on parle de cryothérapie, interdite d'utilisation par les salons de beauté, mais aussi d'exercer l'épilation à lumière pulsée. Des pratiques jugées illégales aux yeux de la loi. S'en suit un long débat de mots et de termes juridiques. "Vous cherchez à jouer sur les mots mais vous n'êtes pas dans la légalité", déclare le parquet, qui prétexte l'intérêt financier de la machine, et fait ses réquisitions : 5.000 euros d'amende dont 3.000 € avec sursis. 

"Pas de crime, pas de peine, sans loi", répond Maître Benard, avocate de la prévenue. "5.000 euros d'amende parce qu'elle n'a pas compris qu'elle était la loi, et en effet, on ne comprend pas la loi", dit-elle, jurant qu'aucun décret n'existe dans ce sens pour condamner sa cliente. Mais la décision tombe : l'esthéticienne est déclarée coupable, condamnée à 3.400 euros d'amende. Une décision très injuste pour la prévenue et son avocate, pour qui la législation n'interdit en rien ses pratiques.