Faits divers – Justice

Le braquage de l'Easy Cash d'Andrézieux-Bouthéon devant les assises de la Loire

Par Émeline Rochedy, France Bleu Saint-Étienne Loire dimanche 23 octobre 2016 à 18:47

La braquage a eu lieu juste avant la fermeture, sur la zone Centre de vie d'Andrézieux.
La braquage a eu lieu juste avant la fermeture, sur la zone Centre de vie d'Andrézieux. © Radio France - Émeline Rochedy

La Cour d'assises de la Loire juge cette semaine trois braqueurs présumés, trois hommes arrêtés le soir du 27 février 2015, quelques heures après le braquage de l'Easy Cash d'Andrézieux-Bouthéon.

Trois Rhodaniens dans le box des accusés ce lundi à la cour d'assises de la Loire : le plus jeune va avoir 23 ans, le plus vieux en a 25. Le trio doit répondre du braquage de l'Easy Cash, à Andrézieux-Bouthéon le 27 février 2015.

C'était juste avant la fermeture du vendredi soir : deux hommes surgissent, avec cagoules et combinaisons. Le meneur a un fusil mitrailleur et contraint les derniers clients et des salariés à se mettre à terre. Son complice a un petit marteau avec lequel il brise une vitrine. Ils prennent les six montres du présentoir et déguerpissent. Un troisième comparse, cousin du meneur, les attend au volant d'une Megane volée.

Pneu crevé

Ils roulent très vite, un pneu éclate. Le trio doit alors abandonner la berline à la Fouillouse. Le survol en hélicoptère permettra aux gendarmes de les retrouver deux heures plus tard tout boueux, pas très loin. À l'intérieur de la voiture, les forces de l'ordre retrouveront un fusil mitrailleur, des munitions, des cagoules et des gants.

20 000 euros de dette

Tous les trois ont fini par reconnaître les faits, le meneur évoquant une dette à rembourser, de 20 000 euros, bien loin du butin estimé à moins de 650 euros. Chacun est déjà passé plusieurs fois par la case tribunal, notamment celui qui a expliqué aux enquêteurs avoir organisé ce braquage. Il s'en serait déjà pris à un magasin de ce genre, un Cash Converters de l'agglomération lyonnaise, quatre ans plus tôt.

Le magasin et son gérant se sont portés parties civiles ainsi qu'une cliente qui sortait de l'Easy Cash avec son fils de 12 ans, au moment où les braqueurs entraient. Verdict attendu jeudi.

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