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Faits divers – Justice

Le braqueur Redoine Faïd jugé pour son évasion spectaculaire de la prison de Sequedin

dimanche 5 mars 2017 à 19:00 - Mis à jour le lundi 6 mars 2017 à 9:29 Par Bénédicte Courret et Cécile Bidault, France Bleu Nord et France Bleu

Ce lundi 6 mars aux Assises du Nord, à Douai, le braqueur Redoine Faïd est jugé pour son évasion spectaculaire de la maison d'arrêt de Sequedin près de Lille, dans le Nord. Cette figure du grand banditisme s’était échappée en utilisant des explosifs et en prenant quatre surveillants en otages.

Il s'était évadé en faisant sauter la porte de la prison à l'explosif, le braqueur Redoine Faïd aux Assises du Nord.
Il s'était évadé en faisant sauter la porte de la prison à l'explosif, le braqueur Redoine Faïd aux Assises du Nord. © Maxppp - Olivier Arandel

Douai, France

Le 13 avril 2013, le braqueur Redoine Faïd s’évadait de la maison d’arrêt de Sequedin près de Lille dans le Nord et se lançait dans une cavale de plus d’un mois. Il était finalement arrêté dans un hôtel en Seine-et-Marne (le 29 mai). Son procès s’ouvre ce lundi 6 mars devant la cour d’Assises du Nord à Douai, il doit durer jusqu’au 15 mars.

Explosifs, otages et arme à feu

Pour s’échapper de la prison, Faïd avait notamment utilisé des pains d'explosif pour faire sauter la porte principale de l’établissement et avait pris en otages quatre surveillants en les braquant avec une arme. Une fois dehors, Redoine Faïd avait libéré ses otages, des complices l’attendaient en voiture pour rejoindre l’autoroute A25 et changer de véhicule quelques kilomètres plus loin, à hauteur de Ronchin. Pour le rechercher, un hélicoptère avait été mobilisé, l’équipe régionale d’intervention et de sécurité (Eris) chargée de l’enquête, Interpol avait lancé une demande d’arrestation, etc.

Un acte de guerre"

Cette évasion avait relancé le débat sur la sécurité des prisons en général et de celle de la maison d’arrêt de Sequedin en particulier. Les syndicat pénitentiaires évoquaient “un acte de guerre” pour parler de l’opération lancée par Faïd. Ils dénonçaient le fait que Redoine Faïd soit incarcéré dans cet établissement prévu pour accueillir des prévenus pas encore jugés ou condamnés à de courtes peines.

A LIRE AUSSIQuatre ans après l'évasion de Redoine Faïd, la sécurité en question à la prison de Sequedin

Redoine Faïd était alors en attente de son procès pour une tentative de braquage au cours duquel une policière municipale de Villiers-sur-Marne, Aurélie Fouquet, avait été tuée (mai 2010). Affaire pour laquelle il purge aujourd’hui une peine de 18 ans de prison.

Redoine Faïd, une figure du grand banditisme. - Visactu
Redoine Faïd, une figure du grand banditisme. © Visactu

Quelques mois après l’évasion de Faïd de Sequedin, dans cette même prison, un détenu s’était fait la belle d’une façon beaucoup moins spectaculaire, en s’enfuyant à pied, menottes aux mains, profitant d’une porte ouverte. Dans l’enquête sur l’évasion de Redoine Faïd, plusieurs co-détenus de Faïd ont été mis en examen pour complicité et association de malfaiteurs. Des surveillants de prison avaient également été placés en garde à vue mais finalement libérés sans charge dans cette affaire. Ce lundi, Redoine Faïd comparaît aux côtés de quatre co-accusés.