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Faits divers – Justice

Le bras de fer se poursuit entre le préfet de l'Hérault et les exploitants du Palavas Camping

mercredi 14 mars 2018 à 15:37 Par Guillaume Roulland, France Bleu Hérault

La guerre continue de faire rage autour du Palavas Camping, un camping 5 étoiles, dont le préfet de l'Hérault avait demandé la fermeture administrative. Ce mardi, le tribunal administratif de Montpellier a donné raison aux gestionnaires du camping. Mais le préfet saisira la justice, si besoin.

Capture d'écran du site du groupe TOHAPI, gestionnaire du Palavas Camping
Capture d'écran du site du groupe TOHAPI, gestionnaire du Palavas Camping - Groupe Tohapi

Palavas-les-Flots, France

La guerre continue donc autour du "Palavas Camping", un camping 5 étoiles, installé en bord de mer, et dont le préfet de l'Hérault avait demandé la fermeture administrative à la fin de l'été dernier.  

Une fermeture exigée en raison de la présence de 200 mobiles home installés trop près de la mer, et pour lesquels la justice avait déjà condamné le camping.  

Ce mardi, le tribunal administratif de Montpellier a donné raison aux gestionnaires du camping qui contestaient la décision du préfet.  La fermeture n'est donc plus obligatoire, mais le problème de ces 200 mobiles home "illégaux" persiste.

Des propriétaires désorientés

Ceux qui sont le plus à plaindre dans cette histoire sont bien sûr les propriétaires des mobiles home qui les ont acheté parfois plusieurs dizaines de milliers d'euros et qui sont tombés des nues en septembre dernier, quand ils ont appris que le préfet exigeait la fermeture du camping. 

La décision mardi du tribunal administratif de Montpellier leur permet de bénéficier d'un léger sursis. Car en contredisant le préfet, elle indique que la fermeture du camping ne devient plus obligatoire, en tout cas pour le moment. 

Mais le problème demeure. Les mobiles homes sont installés dans bande des 100m, protégée par la loi littoral. 

Ce mercredi, le préfet, Pierre Pouëssel, a fait savoir dans un communiqué qu'il prenait acte de la décision du tribunal, mais qu'il ne lâchait pas le dossier pour autant. 

Il a en particulier indiqué que de nouveaux contrôles allaient être effectués, et qu'il saisirait la justice, si besoin. 

Le groupe TOHAPI, gestionnaire du "Palavas Camping", indique lui avoir entamé des négociations avec les propriétaires des 192 mobiles homes, soit pour les dédommager, soit pour leur trouver une place ailleurs. Discussions qui de toute façon, n'aboutiront pas avant 2 ou 3 ans selon les avocats du groupe. 

Bref, le feuilleton continue.