Faits divers – Justice

L'université de Besançon accueille une "piscine imaginaire"

Par Florian Cazzola, France Bleu Besançon lundi 27 mars 2017 à 18:06

L'association "Cabanon vertical" aménage un des jardins de l'université de Besançon.
L'association "Cabanon vertical" aménage un des jardins de l'université de Besançon. © Radio France - Florian Cazzola

Se détendre entre deux cours magistraux, manger à l'extérieur. L'association "Cabanon vertical" construit une "piscine imaginaire" sur un des jardins de l'université. Le lieu doit permettre aux étudiants bisontins de se réapproprier leur campus, jusque-là dépourvu en aménagements extérieurs.

Fermez les yeux un instant. Imaginez que le jardin, face à la bibliothèque universitaire Proudhon, se transforme en un port entouré d'eau. Difficile de le penser alors que le petit parc n'est pour le moment qu'une étendue de gravier avec quelques arbres. C'est pourtant le projet de l'association "Cabanon vertical". Transformer ce lieu de passage en un lieu de détente, pour permettre aux centaines d'étudiants de travailler quelques heures au soleil, discuter ou pique-niquer.

Cinq étudiants construisent un ponton et un radeau en bois pour aménager le jardin de la bibliothèque universitaire.  - Radio France
Cinq étudiants construisent un ponton et un radeau en bois pour aménager le jardin de la bibliothèque universitaire. © Radio France - Florian Cazzola

" Nous construisons du mobilier sur mesure en bois. Le but est d'aménager des endroits confortables pour les étudiants. Qu'elles soient assises avec un dossier ou un peu plus basses pour avoir un horizon sur l'environnement. J'ai également dessiné des positions allongées que l'on ne trouve pas souvent sur le campus. C'est un lieu dédié au confort ". Marine, paysagiste et responsable du projet.

Les coordinateurs du projet ont consulté pendant plusieurs semaines les étudiants de la Bouloie pour connaitre leurs souhaits et leurs besoins. Le but de ce projet est de permettre aux locataires éphémères des lieux d'enfin avoir un lieu qui leur est dédié. Grâce à ces échanges, ils ont imaginé, dessiné et schématisé une "piscine imaginaire".

La piscine imaginaire doit être terminée d'ici vendredi 31 mars.  - Radio France
La piscine imaginaire doit être terminée d'ici vendredi 31 mars. © Radio France - Florian Cazzola

Un ponton et un radeau en bois de Mélèze "flotteront" d'ici vendredi 31 mars. "On a imaginé un jardin minéral encaissé, détaille Marine, un crayon de chantier à la main. On s'est imaginé que les arbres avaient les pieds dans l'eau. Comme un port sur lequel on peut naviguer." Pour terminer ce chantier, cinq personnes travaillent toute la journée devant des étudiants un peu étonnés.

Marine, paysagiste et responsable du projet.

"Pas beaucoup de lieux où l'on peut se détendre"

A la sortie d'un cours de deuxième année de biologie, Alice regarde le chantier. "C'est bien ce qu'ils sont en train de construire, lance-t-elle, une cigarette à la main. Nous n'avons pas beaucoup de lieux pour nous détendre à l'extérieur". Quelques mètres plus loin, sur une des marches de la bibliothèque, Adel croque dans son sandwich entre deux cours de droit des affaires : "C'est super ce projet. Il sera terminé juste avant les partiels. Nous pourrons réviser et nous détendre un peu au soleil, c'est parfait!".

A côté d'un des arbres, Prune et sa collègue font des soustractions, histoire de s'assurer que la structure soit solide. "Nous le faisons vraiment pour les étudiants, explique t-elle entre deux cessions de scie sauteuse. Le projet sera un succès lorsqu'ils se seront complètement approprié les lieux."

Le jardin fait face à la bibliothèque universitaire.  - Radio France
Le jardin fait face à la bibliothèque universitaire. © Radio France - Florian Cazzola

La construction en bois devrait rester au moins trois ans sur le campus. "Tant que le Mélèze tiendra" plaisante une étudiante en pleine étude des plans.

Reportage sur le campus de l'université.

Olivier doit scier une centaine de planches de Mélèze.  - Radio France
Olivier doit scier une centaine de planches de Mélèze. © Radio France - Florian Cazzola