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Le centre hospitalier de Tournon va s'équiper d'un IRM

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

L'agence régionale de santé autorise l'installation d'un appareil d'Imagerie par résonance magnétique (IRM) au centre hospitalier de Tournon (Ardèche). Cela permettra de réduire les délais d'attente de moitié, actuellement de 5 à 6 semaines à Valence, Romans et Guilherand-Granges.

Appareil d'Imagerie par résonance magnétique (photo d'illustration)
Appareil d'Imagerie par résonance magnétique (photo d'illustration) © Radio France - Mokrane Sahel

Le centre hospitalier de Tournon va s'équiper d'un imageur par résonance magnétique (IRM). L'agence régionale de santé (ARS) a donné son autorisation. Les patients devront toutefois attendre au minimum un an et demi pour en bénéficier. L'équipement ne sera pas installé avant 2021.  

"L'agence régionale de santé a autorisé deux machines supplémentaires en Drôme Ardèche" 

Le projet est porté par le centre d'imagerie médicale (CIM) de Tournon, avec l'appui du centre hospitalier et d'élus ardéchois. Depuis 2014, ils déposent des dossiers, année après année, pour obtenir cette autorisation. Mais ils ne se sont heurtés qu'à des refus, jusqu'à ce que l'Agence régionale de santé réévalue les besoins de la population en Drôme Ardèche, explique le docteur David Hubert du centre d'imagerie médicale de Tournon : "l'IRM est un examen de plus en plus prescrit, donc l'agence régionale de santé a autorisé deux machines supplémentaires en Drôme Ardèche. Et nous avons pu capter une autorisation pour Tournon". La seconde n'a, à ce jour, pas été attribuée. "Ces prescriptions d'IRM se font au détriment du scanner, parce que cela devient de plus en plus précis. D'ailleurs les délais d'attente pour un scanner sont tout à fait raisonnables, y compris sur le bassin de Tournon, alors que les délais d'IRM s'allongent", précise, le docteur Jean-Marc Charpentier. 

Réduire par deux les délais d'attente pour une IRM 

Ce nouvel IRM va permettre de désengorger la clinique Pasteur à Guilherand-Granges et les hôpitaux de Valence et de Romans-sur-Isère, où il faut compter cinq à six semaines d'attente en moyenne. Les délais devraient être réduits de moitié au moins. La députée de l'Ardèche Michèle Victory espère même faire mieux pour les urgences : "lorsqu'un un médecin spécialiste a une crainte,  pour un cancer du sein par exemple, on peut pas prendre de risque. Il faut que le délai d'attente soit de trois ou quatre jours maximum, après on met la personne en danger. Donc trois ou quatre jours ce serait formidable". Actuellement, les drômois et ardéchois doivent en principe se rendre à Lyon ou Grenoble pour obtenir un rendez-vous aussi rapidement. 

Plus de proximité 

Plus de proximité pour favoriser l'accès aux soins, c'est l'un des objectifs de l'ARS. Cela passe par la lutte contre les déserts médicaux, avec des hôpitaux de proximité, comme celui de Tournon, mieux équipés, souligne Zhour Nicollet, directrice de l'ARS en Drôme Ardèche "cela rassure des médecins en exercice libéral de savoir qu'il y a toute une offre et un collectif sur un territoire". Et c'est du gagnant-gagnant selon Christophe Benoit, directeur délégué au centre hospitalier de Tournon : "nous sommes un établissement de proximité. 60% de notre activité vient de la médecine de ville. Donc, il faut que l'on s'équipe, que l'on offre différents services à la population, pour notre attractivité, pour répondre à un besoin et aussi pour notre activité parce qu'aujourd'hui c'est ce qui permet à l'établissement de fonctionner". 

Partenariat public/privé 

Le centre hospitalier de Tournon était donc tout naturellement en concurrence avec d'autres hôpitaux, dont celui de Privas. Et l'argument qui a surtout fait pencher la balance en sa faveur, c'est son partenariat avec le centre d'imagerie de Tournon, qui compte six radiologues en profession libérale donc. L'Etat n'a pas a subventionner cet IRM, ce n'est pas négligeable en cette période de rigueur budgétaire, explique Zhour Nicolet,  "ils investissent sur leurs fonds propres. Nous regardons aussi l'efficience des politiques publiques. Ce projet est auto-financé, c'est toute l'importance d'un partenariat public/privé". 

L'IRM coûte un million d'euros minimum. "Sans compter les options qu'il faudra ajouter à la machine de base. C'est comme pour les voitures, il y a options fondamentales, d'autres inutiles. Mais notre IRM nous permettra de tout faire", précise le docteur Charpentier. Il ne s'inquiète pas de sa rentabilité : "le remboursement se fera comme pour les autres machines libérales par le biais de l'activité que l'on aura sans aucun doute". Le centre hospitalier de Tournon financera l'aménagement du local d'imagerie au sein de son établissement. 

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