Faits divers – Justice

Le champion Nikola Karabatic va faire des travaux d'intérêt général

Par Salah Hamdaoui, France Bleu Hérault et France Bleu mardi 14 novembre 2017 à 11:43

Les frères Karabatic lors de leur procès en appel à Montpellier
Les frères Karabatic lors de leur procès en appel à Montpellier © Maxppp -

Les frères Nikola et Luka Karabatic, sanctionnés sportivement dans l'affaire des paris truqués du handball, acceptent de purger une partie de leur peine en faisant des travaux d'intérêt général (TIG). En février dernier, ils ont été condamnés pénalement pour escroquerie et complicité d'escroquerie.

Après les sanctions pénales, les sanctions sportives. Les frères Nikola et Luka Karabatic ont été respectivement condamnés à 6 et 2 matches de suspension dans l'affaire des paris truqués de handball. La décision a été rendue publique vendredi par la commission de discipline de la Ligue nationale de handball, elle-même saisie par la Fédération française (FFHB) après leur décision de renoncer à leur pourvoi en cassation dans le volet judiciaire de cette affaire.

Des peines aménageables en TIG

Les champions, aujourd'hui au Paris-St-Germain, ont la possibilité d’aménager une partie de cette peine en la convertissant en travaux d'intérêt général (TIG). Ce qu'ils ont l'intention de faire selon leur agent Bhakti Ong.

En acceptant les TIG, Nikola Karabatic, 33 ans, pourra effectuer son retour en Championnat de France lors du dernier match de l'année, fin décembre à Montpellier. Il ne sera donc plus sous le coup d'une suspension lors de l'Euro-2018 (12-28 janvier en Croatie) avec l'équipe de France.

Sélectionnables en équipe de France malgré la condamnation

En février dernier, Nikola Karabatic a été condamné par la cour d'appel de Montpellier pour complicité d'escroquerie à deux mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. Son frère Luka, 29 ans, a écopé de la même peine pour escroquerie.

Au total, 16 prévenus, dont 8 joueurs ou anciens joueurs de Montpellier, avaient été jugés dans cette affaire. A l'issue du procès en appel, un seul a été relaxé : le gardien Mickaël Robin. Pour les autres, les peines s'échelonnent de 10.000 euros d'amende avec sursis à quatre mois de prison avec sursis et 40.000 euros d'amende.

Avec AFP