Faits divers – Justice

Le charançon rouge : fléau pour les palmiers de la Côte d’Azur

Par Justine Leclercq, France Bleu Azur et France Bleu jeudi 17 novembre 2016 à 6:00

Des palmiers à Nice infestés par le charançon rouge.
Des palmiers à Nice infestés par le charançon rouge. © Radio France

Sur les quelques 100.000 palmiers des Alpes-Maritimes, un quart sont infestés par le charançon rouge. L’insecte peut provoquer très rapidement la mort des palmiers.

La lutte contre le charançon rouge est compliquée. Cet insecte détecté en 2008 dans les Alpes-Maritimes ravage les palmiers. Un quart des 100.000 palmiers des Alpes-Maritimes est touché d’après l’association « Sauvons nos palmiers ». Pour repérer les arbres malades, il faut vérifier les palmes, si elles sont desséchées c’est un signe. Un palmier désaxé peut aussi vouloir dire que le charançon est présent dans l’arbre. L’insecte ronge l’intérieur des palmiers notamment les palmiers Phoenix Canariensis.

Un arrêté ministériel impose de traiter les palmiers

Un arrêté ministériel de 2010 impose de prendre des mesures pour lutter contre le charançon rouge. L’arbre doit être traité sous deux semaines. En cas de non-respect de cet arrêté, des sanctions jusqu’à 30.000 euros d’amende et 6 mois de prison sont prévues. Le charançon rouge attaque les palmiers de Mandelieu à Menton en passant par Nice, Cannes ou encore Antibes. Les mairies mettent en place différents traitements et sensibilise les habitants. A Cannes par exemple, une brochure est distribuée.

Différents traitements contre le charançon

Il existe plusieurs façons de lutter contre le charançon rouge. En préventif, il y a 3 types de traitements : la pulvérisation d’organismes naturels qui vont manger les larves du charançon, la pulvérisation aussi de produits chimiques et des injections dans le tronc du palmier. Il faut faire appel à des sociétés agréées par le ministère de l’Agriculture. Il faut compter entre 260 et 190 euros par palmier.

Quand les palmiers sont malades il faut soit tailler les palmes soit abattre les arbres. Des interventions qui peuvent coûter de 500 à 2.500 euros.

La situation va s'aggraver

L'association "Sauvons nos palmiers" se bat pour protéger les arbres. Le président Hervé Piétra estime que la situation va s'aggraver et qu'il faut prendre de nouvelles mesures notamment via le comité de pilotage régional voulu par Christian Estrosi, le président de la région PACA.

Hervé Piétra, président de l'association "Sauvons nos palmiers".

Hervé Piétra, président de l'association "Sauvons nos palmiers". - Radio France
Hervé Piétra, président de l'association "Sauvons nos palmiers". © Radio France