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Faits divers – Justice

Le chasseur qui a tué quatre ânes en Savoie n'ira pas en prison

jeudi 24 mai 2018 à 11:43 - Mis à jour le jeudi 24 mai 2018 à 18:43 Par Nelly Assénat et Anabelle Gallotti, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Le chasseur qui a tué quatre ânes à Arith, dans les Bauges en Savoie en septembre 2017 était jugé ce jeudi matin au tribunal de Chambéry. Le jugement est mis en délibéré au 28 juin. Ressortissant suisse, le chasseur ne pourra cependant pas être emprisonné.

Le chasseur était jugé ce jeudi matin au tribunal de Chambéry en Savoie
Le chasseur était jugé ce jeudi matin au tribunal de Chambéry en Savoie © Radio France -

Chambéry, France

Le chasseur qui tué quatre ânes à Arith, dans les Bauges en septembre 2017 était jugé ce jeudi matin au tribunal de Chambéry pour "sévice grave et acte de cruauté sur animal apprivoisé et chasse en infraction avec les modalités du plan de gestion des modalités cynégétique". Le jugement est mis en délibéré au 28 juin. Ressortissant suisse, le chasseur portugais ne pourra certainement pas être emprisonné.  

Audience chargée en émotion ce jeudi matin

Émotion quand l’avocate de Sandrine Lassiaille, la propriétaire des ânes explique que sa cliente est encore détruite moralement par le massacre que ses animaux ont subi. Beaucoup d’émotion aussi quand elle décrit le carnage « l’âne Moustique touché en plein cœur et à la tête, le cartilage retrouvé sur plusieurs mètres autour de sa carcasse. Ou encore Fanfan et Ulule pétrifiés, agonisants, mortellement blessés aux pattes ». Dans la salle d’audience, au moment de cette description détaillée, une personne fait un malaise. A l’audience, les différentes parties civiles l’ont répété plusieurs fois, les ânes n’ont pas fuit au premier coup de feu, comme l’aurait fait un animal sauvage, ils sont restés pétrifiés « se laissant assassiné » souligne même maître Ariane Kabsch.

Pas d’explication à cet acte du chasseur

Le chasseur, José Rodrigues Da Costa affirme que quand il a tiré à 11 reprises sur les ânes, il pensait voir des biches. Il dit aussi « j’étais fatigué et la veille je mettais disputé avec ma copine ». Il ajoute « qu’il ne voulait pas faire de mal à ces ânes ».  Après plus de deux heures d’audience, il finira par présenter des excuses, pour la première fois depuis le début de cette affaire. Son avocate, maître Vanessa Vichi, plaide « une inconscience, un accident de chasse ». 

Le chasseur ne devrait pas faire de prison

Le chasseur réside en Suisse et cela a son importance dans les réquisitions de la procureur.  Bien que le prévenu puisse encourir une peine de prison ferme, le ministère public a proposé deux types de peines alternatives. Ou bien une peine d’un mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant trois ans avec interdiction de détenir une arme et de chasser. Ou bien, une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans avec suspension du permis de chasse et interdiction de le repasser pendant une période de cinq ans ainsi qu’une amende de cinq mille euros. Par ailleurs, le prévenu devra aussi indemniser toutes les victimes.