Faits divers – Justice

Le chauffard du quartier Saragosse à Pau remis en liberté

Par Daniel Corsand et Jeanne-Marie Marco, France Bleu Béarn et France Bleu vendredi 17 février 2017 à 16:53

Le carrefour de l'accident quartier Saragosse à Pau
Le carrefour de l'accident quartier Saragosse à Pau © Radio France - Jeanne marie Marco

L'avocat du conducteur vient d'obtenir l'annulation de la détention provisoire de son client. Le président de la chambre de l'instruction a considéré que l'enfermement de l'automobiliste n'était pas nécessaire.

L'automobiliste qui, samedi dernier quartier Saragosse à Pau, a mortellement fauché un piéton de 73 ans est remis en liberté. Mercredi soir, après sa garde à vue, le juge des libertés et de la détention a décidé de le placer en détention provisoire. Après avoir pris la fuite il avait été interpellé lundi soir. Ce vendredi après-midi il retrouve la liberté.

Un recours éclair

Pendant deux jours, lors de sa garde à vue, il a nié les faits avant de passer aux aveux devant la juge d'instruction chargée de l'enquête. Des le lendemain de son incarcération, son avocat Me Thierry Sagardoytho a engagé une procédure rarement utilisée : le référé liberté. Cela consiste à saisir en urgence le président de la chambre de l'instruction. Après avoir entendu l'avocat et le parquet, favorable à la détention, le magistrat a décidé de remettre l'automobiliste en liberté sous contrôle judiciaire.

Pour le bien de sa famille

Le magistrat a tenu compte de la situation familiale de cet homme qui est père d'un enfant de 6 mois. Sa femme est handicapée. De plus il travaille et lui seul subvient aux besoins de sa famille. Il a interdiction de quitter le département et il doit "pointer" trois fois par semaine au commissariat.

Le parallèle avec l'affaire "De Chérancé"

Me Thierry Sagardoytho a plaidé la situation personnelle de son client, mais il a également fait le parallèle avec l'affaire De Chérancé, ce chef d'entreprise remis en liberté cette semaine, après 5 mois de détention provisoire dans l'affaire du meurtre de Baptiste Sallefranque après une altercation entre automobilistes, route de Bordeaux au mois d’août dernier.

Cette décision tient compte du contexte judicaire local actuel. Comment peut on laisser derrière les barreaux un homme accusé d'un geste non intentionnel, quand on sait ce qu'on a décidé en présence d'un geste volontaire et criminel? — L'avocat de l'automobiliste

Me Thierry Sagardoytho

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