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Faits divers – Justice

EXCLU - Le chauffeur de la préfecture du Gard épinglé par les policiers se confie

jeudi 11 octobre 2018 à 11:56 Par Sylvie Duchesne, France Bleu Gard Lozère et France Bleu

L'un des chauffeurs de la préfecture du Gard sera jugé au mois de février pour outrages à magistrat, vitesse excessive et dépassement par la droite. Il a décidé de se confier à France Bleu Gard Lozère : "Je ne suis pas un dangereux de la route".

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp -

Nîmes, France

Les faits remontent au 31 mai dernier. Ce jour-là, le chauffeur se rend à son travail au volant de sa voiture. Devant lui sur l'avenue Kennedy, trois voitures descendent vers le centre-ville. La première roule, selon lui, sur la file de gauche. Les deux voitures qui le précèdent doublent par la droite. Quand il essaie de faire de même, l'automobiliste l'en empêche. 

"Je suis arrivé derrière lui, j'ai quand même voulu faire un appel de phares pour lui signifier de se rabattre sur la droite. J'ai vu aucun signe de sa part montrant qu'il allait le faire, donc j'ai décidé de passer à droite. Son véhicule est aussi parti sur la droite, j'ai pas compris, il est repassé à gauche, je suis repassé à gauche. Ça a duré entre 100 et 200 mètres."

"Il n'y a pas eu d'insultes"

"Comme chauffeur du corps préfectoral, je me dois d'être exemplaire" 

Les deux voitures se retrouvent à l'arrêt un peu plus loin. Le chauffeur sort alors de sa voiture pour demander des explications. L'automobiliste avec qui il a un échange n'est autre qu'un procureur du palais de justice de Nîmes. Il a porté plainte. Ce n'est que début octobre que le chauffeur a été entendu par les policiers, puis placé en garde à vue et mis en examen. Son permis de conduire a été suspendu pour cinq mois. Le chauffeur se sent aujourd'hui sali.

"Déjà d'avoir vécu les 21 heures de garde à vue, je me suis senti un criminel, un dangereux de la route. (...) J'ai toujours respecté la police, la gendarmerie, ma hiérarchie. Même si je ne suis que conducteur pour le corps préfectoral de Nîmes, on doit avoir une certaine exemplarité."

"On se doit d'avoir une certaine exemplarité"

"Ça salit tout le monde au passage"

Le chauffeur est aujourd'hui en arrêt maladie. Il assure qu'il a reçu le soutien de sa hiérarchie.

"Je peux reprendre un travail administratif. J'attends de la justice qu'elle voit en moi quelqu'un qui n'a jamais cherché à nuire au procureur de la République. Je n'ai pas eu le comportement qu'il prétend que j'aurais pu avoir. Aujourd'hui, ça impacte ma famille mais aussi le corps préfectoral. Ça salit tout le monde au passage."

"Ça salit tout le monde au passage"

La date du procès a été fixée au mois de février.