Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Fermer
Retour
Faits divers – Justice

Le combat d'un père pour revoir son enfant devant le tribunal de Pau

vendredi 17 mars 2017 à 6:06 - Mis à jour le vendredi 17 mars 2017 à 14:50 Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn et France Bleu

Un Oloronais de 43 ans demande à ce que sa paternité soit reconnue. Il a eu un enfant avec une Néerlandaise il y a 4 ans et demi, mais la justice des Pays-Bas ne lui accorde aucun droit sur son fils. Jeudi le juge des affaires familiales de Pau s'est déclaré incompétent.

Nicolas se bat depuis des années avec la justice pour faire reconnaître ses droits de père. Le tribunal de Pau est son dernier recours.
Nicolas se bat depuis des années avec la justice pour faire reconnaître ses droits de père. Le tribunal de Pau est son dernier recours. © Radio France - Daniel Corsand

Pau, France

C'est une affaire incroyable qui a été confiée à un juge des affaire familiales du tribunal de Pau. Nicolas Rahmani, un Oloronais de 43 ans demande à ce que sa paternité soit reconnue. Il a eu un enfant avec une Néerlandaise il y a quatre ans et demi. Mais la justice néerlandaise ne lui accorde aucun droit de père. Il n'a quasiment jamais vu son enfant, malgré son combat judiciaire tout azimut.

De l'ONU jusqu'au tribunal de Pau

Au Pays-Bas, si les parents ne sont pas mariés, la mère a tous les droits. Elle peut même décider qui est le père légal de son enfant. La loi est écrite comme cela. Nicolas a donc perdu tous ses quatre procès devant la justice néerlandaise, alors que la mère ne conteste même pas le fait que que Nicolas est le père biologique. Il a ensuite saisi la cour européenne des droits de l'Homme qui a rejeté son dossier. Même chose à l'ONU. Et jeudi, le juge des affaires familiales de Pau s'est déclaré incompétent pour juger de cette affaire. C'était son dernier recours, Nicolas a donc décidé de faire appel.

"Cauchemar le mot est insuffisant, Il n'y a pas de mot pour dire ce que cela représente d'être amputé de son enfant. C'est un combat de tous les jours pour tenir debout" - Nicolas Rahmani, le père de l'enfant

Nicolas vit très mal le fait de ne pas voir son enfant. Il ne l'a vu que 4 fois dans sa vie.

Un amour de jeunesse

Nicolas avait connu la mère quand ils étaient adolescents, une amourette d'ado. Et puis en 2011, la mère a retrouvé Nicolas sur internet, ils se sont revus, et tout de suite elle a voulu un enfant de lui. À l'époque Nicolas avait 40 ans, il n'avait pas d'enfant et avait très envie d'en avoir. Mais elle a rompu dès que sa grossesse a été consolidée, et lui a très vite empêché tout lien entre le père et son enfant. Nicolas ne l'a vu que quatre fois dans sa vie. Elle a appelé l'enfant Axel. Nicolas l'appelle Volfian. Ils ne sont même pas d'accord sur le prénom.