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Le commissaire niçois qui a ordonné la charge lors de laquelle Geneviève Legay a été blessée mis en examen

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

Le commissaire niçois Rabah Souchi, en charge du dispositif de maintien de l'ordre le jour où Geneviève Legay a été blessée à la tête dans une charge de police en mars 2019, a été mis en examen pour "complicité de violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique".

Le militante Geneviève Legay, 73 ans blessée samedi dernier à Nice dans la manifestation des Gilets Jaunes.
Le militante Geneviève Legay, 73 ans blessée samedi dernier à Nice dans la manifestation des Gilets Jaunes. © Radio France - Arnold Jerocki

C'est lui qui a ordonné une charge de police le 23 mars 2019 lors d'une manifestation interdite de gilets jaunes à Nice, place Garibaldi, charge au cours de laquelle la militante Geneviève Legay a été gravement blessée. Le commissaire de police Rabah Souchi a été mis en examen le 9 novembre dernier par un juge d'instruction de Lyon du chef de "complicité, par ordre ou instruction, de violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique". Un policier sur le terrain, soupçonné d'avoir poussé la militante d'Attac lors de la charge, a déjà été mis en examen dans l'enquête dépaysée à Lyon. Une information judiciaire est ouverte pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique. 

L'IGPN a pointé "des ordres inadaptés"

Récemment, un rapport de l'Inspection générale de la police nationale (la police des polices) a pointé un usage de la force disproportionnée en raison "d'ordres inadaptés". L'IGPN a notamment relevé "des différences d'appréciation" sur le terrain le jour des faits entre les commandants d'unités et le responsable opérationnel du maintien de l'ordre (le commissaire Rabah Souchi) dont "la stratégie adoptée et les ordres donnés" se sont caractérisés "par un manque de clarté et un aspect directif", selon ce rapport. Les gendarmes, présents ce jour-là place Garibaldi, avaient refusé de participer à la charge.

En juillet 2019, Médiapart avait révélé que le commissaire niçois Rabah Souchi avait reçu une médaille au titre de l'année 2018-2019 (ainsi que sa compagne Hélène Pedoya, cheffe de la sûreté départementale de Nice), médaille de bronze "pour l'ensemble de leur engagement dans la sécurisation des biens et des personnes dans les Alpes-Maritimes".

La charge avait été ordonnée place Garibaldi le 23 mars 2019 pour disperser la manifestation interdite. Geneviève Legay, 73 ans à l'époque, a souffert de fractures au crâne et aux côtes.

L'affaire avait eu à l'époque une forte résonance, alimentée par les points de vue contradictoires des autorités.  Après les faits, le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, avait d'abord démenti tout "contact" physique de la part des forces de l'ordre, des propos repris par Emmanuel Macron. Puis le magistrat avait ensuite reconnu que Geneviève Legay avait été poussée par un policier, suite à l'exploitation d'images de vidéosurveillance. Le procureur a depuis été muté à la cour d'appel de Lyon fin 2019.    

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