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Le commissariat de Champigny-sur-Marne attaqué par une quarantaine de personnes

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Paris, France Bleu

Une quarantaine de personnes, armées de barre de fer, ont attaqué le commissariat de Champigny-sur-Marne dans la nuit de samedi à dimanche. Pas de blessés mais des dégâts matériels.

Le commissariat de Champigny-sur-Marne, dimanche matin, après l'attaque dont il a été la cible dans la nuit.
Le commissariat de Champigny-sur-Marne, dimanche matin, après l'attaque dont il a été la cible dans la nuit. © Radio France - Bradley de Souza

Le commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) a été pris pour cible dans la nuit de samedi à dimanche. Une quarantaine de personnes a attaqué le bâtiment à coup de barres de fer. 

Juste avant minuit, alors que deux policiers fumaient une cigarette devant l'entrée, un groupe de personnes a voulu pénétrer dans le commissariat en tapant à coups de barres de fer dans la vitre de la porte d'entrée.

"Il s'agit d'une attaque en règle de deux fonctionnaires de police", a déclaré Laurent Jeanne, le maire DVD de Champigny-sur-Marne sur BFM Paris. "On n'est pas passé loin de la catastrophe, les deux policiers ont juste eu le temps de se réfugier dans le sas d'entrée, ce qui a permis de les sauver". 

Des mortiers d'artifice ont ensuite été tirés par les assaillants et des poubelles incendiées. Au bout d'une heure, les policiers ont dispersé les individus. Huit mortiers d'artifice ont été retrouvés après l'attaque.

Pas de blessé ni d'interpellation

L'agression sur le commissariat de Champigny-sur-Marne n'a fait aucun blessé. Personne n'a été interpellé. Deux poubelles ont été incendiées et cinq véhicules dégradés. La porte vitrée du commissariat a été endommagée, mais pas brisée.

Selon Eddy Deboste, secrétaire régional adjoint du syndicat Alliance police dans le Val-de-Marne interrogé sur franceinfo, des "menaces" circulaient depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux. "De l'huile avait été aussi mise sur le feu par certains politiques après une interpellation qui s'était mal passée" affirme le syndicaliste qui reconnaît que "c'était une surprise de voir arriver quarante individus cagoulés".

"Les petits caïds n’impressionnent personne et ne décourageront pas notre travail de lutte contre les stupéfiants" a déclaré sur Twitter le ministre de l'intérieur, Gérald Darmanin. 

Toujours sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin précise qu'il veut laisser aux enquêteurs le temps d'avancer sur leur enquête avant de se rendre sur place.

La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse s'est, elle, rendue sur place. Elle dénonce "une agression ultraviolente" et ajoute "j’attends des sanctions exemplaires & des renforts sur le terrain!".

Ce n'est pas la première fois que ce bâtiment, situé dans la cité sensible de Bois L'abbé, est pris pour cible. En avril dernier, trois personnes avaient déjà fait exploser des feux d'artifice sur la façade. En 2018, une trentaine de personnes l'avaient attaqué avec des projectiles.

L'enquête continue

La procureure de Créteil indique ce dimanche soir qu'à ce stade, la garde à vue relayée par le ministère de l'Intérieur à Champigny-sur-Marne n'est pas en lien avec les faits de la nuit dernière. 

Un peu plus tôt, le ministère de l'Intérieur faisait savoir qu'une personne était en garde à vue après l'attaque. Le ministère de l'Intérieur précisait que les policiers ont interpellé l'homme qui n'a pas voulu se laisser faire, et qu'ils ont dû disperser un attroupement d'une vingtaine de personnes. Les opérations de police continuent.

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