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Faits divers - Justice

Le commissariat du Mans veut améliorer son accueil des femmes victimes de violences

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

Trois jours avant la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, l'Hôtel de police du Mans présentait son nouveau dispositif pour garantir la confidentialité des victimes et accélérer leur procédure de dépôt de plainte.

Le chef de la police du Mans Emmanuel Morin présente les nouvelles dispositions, au commissariat, pour mieux accueillir les femmes victimes de violences.
Le chef de la police du Mans Emmanuel Morin présente les nouvelles dispositions, au commissariat, pour mieux accueillir les femmes victimes de violences. © Radio France - Manon Claverie

Le Mans, France

Dès la grille d'entrée, le chef de la police Emmanuel Morin présente une pancarte avec un code couleur. "Avant, il fallait expliquer à l'interphone pourquoi on venait. Dans l'entrée du commissariat, tout le monde pouvait entendre. Désormais ce ne sera plus nécessaire." La couleur orange représente les violences faites aux femmes, le bleu désigne toute autre demande. 

Au bout d'1 heure ou de 2 heures d'attente, certaines femmes pouvaient renoncer à aller au bout de leur démarche, déjà très difficile. 

A l'accueil du commissariat, une pancarte identique attend les victimes. "L'agent demandera à la victime d'y montrer, à l'abri des regards, la couleur qui lui correspond. _Si c'est orange, il la redirigera en priorité vers le bureau des plaintes_, explique le commissaire. En tout, nous recevons entre 70 et 100 personnes par jour au commissariat. Au bout d' 1 heure voire de 2 heures d'attente, certaines femmes pouvaient renoncer à aller au bout de leur démarche, déjà très difficile."

Un réseau d'aide étendu

Dans les bureaux de plainte, la victime peut échanger seule avec un agent, pas comme dans les anciens locaux de la police où deux policiers partageaient le même local. 

Autre nouveauté : les partenariats tissés avec des associations d'aide aux victimes, des assistantes sociales du Conseil départemental ou encore des taxis pour conduire les femmes en danger vers un hébergement sûr. Ce "pôle psycho-social est essentiel", insiste Emmanuel Morin. 

Une psychologue sur place toute la semaine

Car souvent, les femmes victimes de violences, conjugales notamment, sont sous l'emprise de leur conjoint. Pour les aider à "retrouver confiance, à sortir d'un sentiment de honte et de culpabilité très présent", une psychologue a investi depuis un an les locaux du commissariat. Sur place tous les jours (sauf le mercredi, mais elle reste joignable par téléphone), elle les accompagne durant toute leur procédure et peut les orienter ensuite vers d'autres professionnels pour un suivi sur le long terme. 

Entre 350 et 400 plaintes par an

Parmi les associations présentes pour la visite, Halima Wared du Centre d'information sur le droit des femmes et des familles est plutôt rassurée par ces dispositions : "Le système n'a pas encore été éprouvé, donc je ne peux pas faire de retour immédiat. Mais par rapport aux conditions précédentes, l'amélioration est très intéressante."

Chaque année, le commissariat du Mans reçoit entre 350 et 400 plaintes de femmes victimes de violences. 

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