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Dossier : Coronavirus Covid-19

Le confinement fait aussi augmenter les violences conjugales en Sarthe

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Par , France Bleu Maine

La Sarthe ne fait pas exception. Comme dans le reste de la France, les violences conjugales ont augmenté dans le département depuis le début du confinement du au Coronavirus. Le TGI du Mans voit ce type d'affaires quasiment doubler.

Violences conjugales (illustration)
Violences conjugales (illustration) © Maxppp - Alexis Sciard

Les affaires de violences conjugales se sont multipliées en Sarthe depuis le début du confinement. Selon Maître Jonathan Proust, le TGI, le tribunal de grande instance du Mans, examine deux fois plus d'affaires qu'en temps normal pour ce type de délit.

Des personnes jeunes, précaires et récidivistes

"Le délit des violences conjugales est en nette augmentation en ce moment, souligne maître Jonathan Proust, avocat au barreau du Mans. La plupart des audiences qui se tiennent actuellement devant le TGI du Mans sont liées au confinement et plus généralement aux violences conjugales. En général, le tribunal examine deux à trois dossiers chaque semaine en comparution immédiate. Actuellement, c'est plutôt quatre à cinq affaires qui sont jugées

Selon l'avocat, "ce sont souvent des prévenus qui sortent de maisons d'arrêts avec des mesures probatoires et qui face à l'enfermement, ont des comportements de violences. Dans la quasi-totalité des cas, ce sont des hommes âgés entre 30 et 40 ans, la plupart sont en état de récidive et parfois sous l'emprise de l'alcool et/ou de stupéfiants. Sans faire de préjugés, car en général les violences conjugales touchent tous les milieux, mais là avec le confinement, on se trouve plutôt face à des personnes relativement précaires, qui sont peu ou pas diplômées, et qui malheureusement ont des situations financières précaires."  

Des peines plus lourdes.

"On a très souvent des mandats de dépôts qui sont prononcés, rajoute maître Jonathan Proust, avocat au barreau du Mans. En comparution immédiate, il y a des peines très lourdes avec parfois des condamnations à plus de six mois ferme, alors qu'avant le confinement, il y aurait eu une condamnation avec du sursis, un contrôle judiciaire et des mesures d'éloignement du conjoint".

Pharmacie (illustration)
Pharmacie (illustration) © Radio France - Noémie Guillotin

Il n'y a pas eu de signalement dans les pharmacies de la Sarthe

Depuis le début du mois d'avril, les femmes victimes de violences peuvent se faire aider dans les pharmacies qui ont mis des plaquettes avec les numéros d'information d'urgence et qui peuvent les isoler pour prévenir les secours. "J'ai fait un rapide tour des officines de la Sarthe, et il n'y a pas eu de signalement, souligne Pierre Bruguière, le président de l'Uspo (l'Union des Syndicats de Pharmaciens d'Officine) de la Sarthe. La plupart des pharmacies ont des affichettes sur les vitrines disant qu'en cas de violences, la pharmacie peut être un premier lieu d'écoute et de direction vers la police et les associations. Pour l'instant pour  le bilan, je ne dirais pas qu'il est négatif, mais en tous les cas, on n'a pas été confronté à ce type de problématique. Après, vu que le confinement va durer encore plusieurs semaines, on peut tout à fait avoir des signalements et on sera là pour y répondre".

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