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Dossier : Coronavirus Covid-19

Le confinement "un danger supplémentaire" pour les femmes victimes de violences conjugales

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris

Le confinement en vigueur pour tous les Français depuis ce mardi 17 mars représente "un danger supplémentaire" pour les femmes victimes de violences de la part de leur conjoint, selon Ernestine Ronai, responsable de l'Observatoire de Seine-Saint-Denis des violences faites aux femmes.

3919 numéro dédié aux femmes victimes de violences
3919 numéro dédié aux femmes victimes de violences © Maxppp - Maxppp

Pour Ernestine Ronai, il ne s'agit pas de remettre en cause ce confinement qui "est absolument nécessaire", mais la responsable de l'Observatoire départemental des violences faites aux femmes en Seine-Saint-Denis lance un appel aux pouvoirs publics et à tous les Français pour prendre en compte le "danger supplémentaire" que représente cette période pour les victimes.

Activité réduite pour les associations

"Quand on est dans le même logement avec un homme violent 24h/24h, ça représente un danger supplémentaire, d'autant que les enfants qui sont à la maison sont eux aussi en danger", explique cette militante de la première heure. 

Plusieurs associations qui viennent en aide aux victimes ont dû réduire leur activité ces derniers jours, tout comme l'activité du numéro 3919 maintenue mais réduite. Ernestine Ronai appelle tous les Français à la vigilance et à la solidarité "encore plus que d'habitude". Les proches peuvent appeler pour prendre des nouvelles et les voisins, proposer leur aide et "éventuellement aller voir ce qu'il se passe" s'ils sont témoins d'une violente dispute.

L'éviction du conjoint violent

Mais surtout, elle espère que la police, qui sera énormément mobilisée pour faire respecter les règles du confinement, répondra systématiquement aux appels des victimes qui composeront le 17 et "que la justice suive en organisant l'éviction du conjoint violent du domicile". Si Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l’égalité femmes hommes, a rappelé que cette éviction "doit être la règle" même lors de cette période de confinement, Ernestine Ronai rappelle que "cette règle, malheureusement, n'est pas toujours appliquée".

Au tribunal judiciaire de Bobigny, toutes les audiences, auditions et tous les interrogatoires sont annulés jusqu'à nouvel ordre. En revanche, les mesures d'urgences peuvent toujours être prises par un juge aux affaires familiales, notamment les ordonnances de protection. 

Le confinement "un danger supplémentaire" pour les femmes victimes de violences - Ernestine Ronai

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