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Le coronavirus donne le tournis aux forains et aux municipalités

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Par , France Bleu Occitanie

Partout dans la région, forains et municipalités négocient pour organiser les fêtes, malgré le coronavirus. Des discussions parfois compliquées, alors que la situation impose des conditions sanitaires strictes. À Tournefeuille et Villefranche-de-Rouergue, les fêtes ont bien lieu.

Les fêtes foraines peuvent avoir lieu, mais dans des conditions très strictes.
Les fêtes foraines peuvent avoir lieu, mais dans des conditions très strictes. © Maxppp - Lionel VADAM

Il y a comme un semblant de retour à la normalité cet été, avec quelques fêtes, malgré le coronavirus. Les grandes ferias, cependant, n’auront pas lieu : oubliez l’idée d’aller à Dax, à Bayonne ou à Mont-de-Marsan. Mais par contre, des fêtes foraines peuvent être organisées, mais de façon strictement encadrée, à condition que les rassemblements ne dépassent pas les 5.000 personnes, et qu’un minimum de conditions sanitaires soit respecté.

En cette fin de juin, la situation est cependant dans un entre-deux, qui conduit parfois à un bras de fer entre forains et municipalités, surtout quand les nouveaux conseils municipaux n’ont pas encore été élus. D’un côté, les forains veulent travailler. De l’autre, certaines mairies veulent limiter les risques.

À Villefranche-de-Rouergue, "on tient à faire la fête"

Mais en discutant, on arrive parfois à trouver une solution. En Haute-Garonne, quelques manèges ont ainsi pu s’installer à Muret la semaine dernière pour la fête de la Saint-Jean. Idem à Castanet-Tolosan. A Tournefeuille, après négociations, la fête aura aussi lieu le premier week-end de juillet. Mais sans bal, ni feu d’artifice, pour éviter les regroupements de spectateurs qui stagnent à un même endroit. Ne pas dépasser cette fameuse jauge de 5.000 personnes.

"Il a fallu aller vite, mais surtout ne pas faire n'importe quoi".

En Aveyron, aussi, "on a tenu à organiser la fête" à Villefranche-de-Rouergue explique Arnaud Gonzalez, l’adjoint au maire en charge de l’animation de la ville. L'équipe municipale est certes nouvelle, à peine installée, mais elle s’est organisée très vite, en accord avec les forains. "En quinze jours (...) il a fallu aller vite, mais surtout ne pas faire n'importe quoi" explique l'élu.

Arnaud Gonzalez précise aussi que "tout le monde a été soudé", forains comme municipalité, forces de sécurité et sous-préfecture, pour l'événement puisse être organisé. "Ça a été une volonté commune de faire cette fête à Villefranche", mais de façon "maîtrisée" insiste l'adjoint.

Les manèges sont ainsi actifs depuis mercredi après-midi, mais dans des conditions sanitaires imposées : des sens de circulation sont tracés, le masque est fortement recommandé quand la distanciation physique ne peut pas être garantie, et les attractions sont régulièrement désinfectées, particulièrement les jetons. Du gel hydroalcoolique est aussi disponible près de chaque attraction.

Les forains ont perdu de 45 à 70% de chiffre d'affaires

Cette reprise de l'activité, Stéphane Dubief, le secrétaire général de la Fédération Française des Forains, s'en félicite. Même si parfois il y a des tensions avec certaines mairies, comme à Tournefeuille, où un conflit, voire un blocage par les camions des forains a été proche. 

Le représentant de la profession explique que les forains sont pour la plupart en très grande difficulté : "certains ont perdu jusqu'à 70% de leur chiffre d'affaires", particulièrement ceux qui ont l'habitude de s'installer sur les plus grandes fêtes foraines de la région. Ceux qui se déplacent sur les fêtes plus petites devraient perdre "autour de 45% cette année".

"On a besoin de travailler !"

Stéphane Dubief estime cependant que si l'activité "arrive vraiment à reprendre début juillet, ce sera un moindre mal". Et même s'il faut participer à une fête "avec des concessions", c'est-à-dire sans feux d'artifices ou bals, c'est toujours mieux que rien selon lui. "On sait très bien qu'on aura pas la retombée économique qu'on aurait eu sur une édition normale. Mais on a besoin de travailler ! Et même si on doit gagner 30% de moins sur certaines fêtes, on va aller les chercher, car on en a besoin. Ça devient vital aujourd'hui".

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