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Faits divers – Justice

Le corps du directeur des services de Creuse Grand Sud retrouvé près de chez lui

dimanche 30 juillet 2017 à 12:23 Par Faouzi Tritah, France Bleu Creuse

Le cadavre de Jean-Sebastien Combe Maës 32 ans a été retrouvé près de son domicile vendredi à Saint-Sulpice-les-Champs. Il était le directeur général des services de Creuse Grand Sud. Le malheureux avait laissé une lettre annonçant son intention de se suicider.

Illusration
Illusration © Maxppp - Maxppp

Saint-Sulpice-les-Champs, France

Le directeur des services de Creuse Grand Sud, s'est donné la mort. Jean-Sébastien Combe Maës 32 ans a été retrouvé non loin de son domicile à Saint-Sulpice-les-Champs vendredi. Un appel à témoins avait été lancé en début de semaine. Le malheureux avait envoyé une lettre aux médias, à des élus et aux autorités où il avait annoncé son intention de passer à l'acte. Elle commence par cette phrase glaçante "Lorsque vous lirez ces quelques lignes, j’aurais choisi de m’ôter jusqu’au dernier souffle."

Il voulait faire reconnaître sa première tentative de suicide comme accident du travail

La lettre du défunt et la parole des proches évoquent une souffrance au travail à Creuse Grand Sud. "Des conditions atroces" écrit-il. Le fonctionnaire avait tenté de mettre fin à ses jours le 20 juin 2016 et il voulait que cette tentative soit reconnue comme accident du travail c'était son "combat". Le directeur des services l'avait également écrit dans un livre romancé sous un pseudonyme paru il y a quelques semaines où il racontait sa descente aux enfers.

Le clan familial en veut beaucoup aux deux derniers présidents de Creuse Grand Sud. Laurent un ami intime s'exprime au nom de la famille "une forme de harcèlement actif dans le cadre de son travail à la Com-Com sous la présidence de Michel Moine, qui l'ont amené à une première tentative de suicide, il attendait en particulier la reconnaissance de cet accident du travail par la Com-Com présidée désormais par Monsieur Jean-Luc Léger, reconnaissance qui n'est jamais arrivée (...) et aujourd'hui nous ne serions pas ici en train de pleurer un mari, un fils un frère un ami." La famille est en train de s'organiser pour porter plainte contre les deux derniers présidents de Creuse Grand Sud.

Creuse Grand Sud pointée du doigt

L'ancien président de Creuse Grand Sud Michel Moine et maire d'Aubusson n'a pas donné suite à nos très nombreuses sollicitations. L'actuel président Jean-Luc Léger a finalement reconnu la tentative de suicide de Jean-Sébastien Combe Maës comme accident du travail, mais c'était après la disparition du fonctionnaire, et suite nous a t'il-dit à la lecture du fameux ouvrage romancé du défunt.

Jean-Luc Léger s'explique : "J'étais face à deux expertises médicales contradictoires, et j'avais besoin d'avoir un troisième avis pour prendre une décision définitive ou d'éléments nouveaux, c'était compliqué, pour rien au monde je ne veux assumer des responsabilités qui ne sont pas les miennes, et je ne veux vraiment pas être le bouc émissaire d'affaires qui me dépassent".

L'affaire des faux en écriture relancée?

Il y a une autre affaire dans l'affaire. La spectaculaire affaire des faux en écriture à Creuse Grand Sud avec notamment une demande d’ouverture auprès d’une banque d’une ligne de trésorerie de plus de deux millions et demi d’euros. Le directeur général des services de Creuse Grand Sud avait été entendu par la justice tout comme l’ex-président Michel Moine.

Aujourd'hui, Jean-Luc Léger le président de Creuse Grand Sud souhaite que "la procédure judiciaire en cours suite à [sa] plainte s’accélère, car il y a eu la mort d'un homme, je voudrais que toute vérité soit faites sur toutes les affaires de la communauté de communes, il faut maintenant en sortir. Je n'ai qu'une envie, que justice soit faites le plus rapidement possible."