Faits divers – Justice

Le Costa Concordia quitte le lieu de son naufrage avant son démantèlement

France Bleu mercredi 23 juillet 2014 à 9:05

Le Costa Concordia pendant son redressement
Le Costa Concordia pendant son redressement © Maxppp

L'immense paquebot, échoué depuis janvier 2012 au large de l'île italienne du Giglio, débute ce matin un nouveau périple en direction de Gênes, où il sera démantelé. Remorqué par deux autres bateaux, il passera au large de la Corse. La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a dit surveiller le passage du navire près des côtes corses.

Ce sera l'ultime voyage du Costa Concordia. Deux ans et demi après son naufrage, en janvier 2012, au large de l'île du Giglio en Italie, le gigantesque bateau de croisière, grand comme deux fois le Titanic, va reprendre la mer . Remorqué par deux autres navires, il va effectuer un trajet en mer de près de 280km, direction Gênes, en Italie également. C'est là qu'il sera démantelé.

Pour ce nouveau périple, le Concordia sera escorté non seulement par ses deux remorqueurs, mais aussi par quelque 12 autres embarcations . Ces autres bateaux ont pour mission de ramasser les débrits flottants qui pourront s'échapper de l'épave, de contrôler la qualité des eaux et de prévenir les cétacés alentour. Ils seront également équipés de dispositifs permettant de détecter toute trace d'hydrocarbure, afin d'éviter toute fuite de carburant.

Une opération à un milliard et demi d'euros

La France est concernée par ce remorquage géant : le paquebot, redressé et renfloué, va passer à 25km de la Corse , non loin de l'île d'Elbe. La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a fait savoir qu'elle serait sur place pour l'occasion. Elle devrait surveiller, depuis un navire, le passage du cortège. Une déclaration qui a agacé les autorités italiennes, qui assurent avoir tout fait pour éviter des difficultés. 

L'opération de sauvetage du paquebot, entamée avec son redressement en septembre dernier, aura coûté environ un milliard et demi d'euros à la compagnie Costa. "Nous espérons qu'avec le départ de ce bateau, toutes les choses que nous avons en nous partiront également " , a déclaré Anne Decré, membre du collectif français des survivants. Pour l'île du Giglio aussi, l'enjeu est de taille : le départ du paquebot pourrait être synonyme du retour des touristes sur l'île.