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Faits divers – Justice

Le CRS qui a tiré sur Aboubacar Fofana a été sanctionné en conseil de discipline et a repris le travail

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

Un an jour pour jour après le drame qui a embrasé les quartiers nantais, on apprend que le CRS qui a tiré sur Aboubacar Fofana a repris le travail dans l'attente de son jugement. En parallèle une plaque à la mémoire du jeune homme tué vient d'être posée rue des Plantes au Breil.

La plaque a été apposée en face du 68 rue des Plantes où s'est déroulé le drame le 3 juillet 2018.
La plaque a été apposée en face du 68 rue des Plantes où s'est déroulé le drame le 3 juillet 2018. © Radio France - Clémentine Sabrié

Nantes, France

Sa mort avait embrasé les quartiers nantais. Un an après le décès d'Aboubacar Fofana, une plaque à sa mémoire a été apposée dimanche à proximité des lieux du drame, face au 68 rue des Plantes dans le quartier du Breil. On peut y lire : "Ton souvenir est dans nos cœurs à jamais avec tout l'amour que tu nous as apporté, ton absence une douleur silencieuse."  Le 3 juillet 2018, ce jeune de 22 ans avait été tué par le tir d'un CRS lors d'un banal contrôle de police. Le dossier avance, mais pas assez vite au goût de la famille de la victime.

Conseil de discipline et attente du jugement

Le policier qui a tiré Aboubacar Fofana appartenait à la CRS de Bergerac.  Selon le syndicat Alliance, il est passé en conseil de discipline au printemps dernier. 

"Il a reçu une sévère sanction administrative" - Gérard Chamalbide, responsable du syndicat Alliance pour les CRS en Nouvelle Aquitaine

Le délégué syndical régional explique aussi que dans l'attente de son jugement :

"Le fonctionnaire de police, après avoir été suspendu provisoirement a repris le travail avec des réserves. Il n'est plus sur la voie publique " - Gérard Chamalbide

L'appel au calme de la famille de la victime

Un an après les faits la famille d'Aboubacar appelle au calme, elle ne veut surtout pas d'un retour des émeutes dans les cités :

"La famille ne veut pas d'embrasement, elle appelle au calme. La famille est à la fois confiante et exigeante vis à vis de la justice" -Franck Boezec, avocat de la famille d'Aboubacar Fofana

Instruction anormalement lente selon les parties civiles

Le CRS qui a tiré n'a toujours pas été entendu par le juge d'instruction. Pas un seul entretien.  Hormis lors de son déferrement au tout début de l'affaire quand le magistrat lui signifie sa mise en examen pour violence volontaire ayant entraîné la mort.

Je suis inquiet, je trouve que le rythme de l'instruction n'est pas adapté aux enjeux du dossier. C'est trop lent" - Franck Boezec

Pendant trois jours le CRS avait parlé de légitime défense. Puis en garde à vue il a changé de version et affirmé qu'il s'agissait d'un tir accidentel. 

Emeutes

Le mot "bavure" avait été tagué sur les lieux du drame. S'en était suivi six nuits d'émeutes,  175 voitures brûlées et de nombreux bâtiments publics incendiés. Une marche blanche avait aussi rassemblé 1200 personnes.