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Faits divers – Justice

VIDEO - Le député de Forbach Christophe Arend sort du silence sur France Bleu Lorraine

jeudi 30 novembre 2017 à 18:34 Par Antoine Barège, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu

Le député de Forbach Christophe Arend n'avait pas répondu aux accusations de son ex-directrice de campagne depuis le 20 octobre. Avec le classement sans suite de la plainte pour harcèlement et agression sexuelle, il sort de son silence. Pour Christophe Arend, son ex-salariée est "une affabulatrice".

Christophe Arend, député de Forbach sur France Bleu Lorraine.
Christophe Arend, député de Forbach sur France Bleu Lorraine. © Radio France - Antoine Barège

Forbach, France

Cinq semaines après les accusations, Christophe Arend sort du silence sur France Bleu Lorraine. Le député LREM de Forbach, accusé de harcèlement et d'agression sexuelle par son ancienne directrice de campagne, était l'objet d'une plainte depuis le 20 octobre, plainte classée sans suite ce mercredi par le procureur de la république de Sarreguemines. Le député explique qu'il n'a pas voulu "rajouter du brouhaha au bruit". Christophe Arend "se savait innocent" et se dit "soulagé par rapport à tout ce qu'ont subi mon entourage, mes enfants, ma compagne, mes parents, mes amis". Quant aux accusations : " Tout ça ,c'est faux".

Les accusations

"Tout ça c'est entièrement faux" explique Christophe Arend. Il revient notamment sur France Bleu Lorraine sur l'épisode du doigt qu'il aurait introduit dans la bouche de la jeune femme. "Je suis chirurgien-dentiste, je vous mets au défi d'introduire, de ressortir et de réintroduire votre doigt dans la bouche de quelqu'un, c'est à dire de mimer une fellation sans avoir le doigt sectionné". Le député En Marche ajoute que "toutes les allégations sont mensongères, absolument toutes"

Les motivations de la plaignante

Christophe Arend estime que les motivations de son ex-salariée sont multiples: "motivation financière, motivation politique, motivation de pouvoir". Il a remis des documents à la justice et tacle son ancienne collaboratrice: "Elle aspirait à être collaboratrice parlementaire à Paris, elle n'en avait ni les diplômes, ni les compétences."

Les sextos envoyées par l'ex-directrice de campagne au député

"Je confirme sur ce point" dit Christophe Arend. "Je n'étais pas le seul destinataire de ses propositions, elle était constamment dans des propos qu'elle qualifie, elle, d'humour de camionneur, ma compagne en a été destinataire". Selon l'avocat du député, Me Bertrand Cohen-Sabban, les preuves sont entre les mains des enquêteurs.

La contre-attaque: "Ces affabulatrices il faut les poursuivre pour que les vraies victimes soient prises au sérieux"

Christophe Arend veut aller "au bout de la démarche". Il se sent investi d'une mission, "ma compagne est sage-femme, elle voit quotidiennement de vraies victimes, il faut faire aujourd'hui ce travail pour toutes les femmes qui sont de vraies victimes, pour qu'elles puissent s'exprimer sereinement".

Son travail de député à l'Assemblée nationale

"Ça ne va rien changer" pour le dentiste forbachois, "je vais peut-être porter un projet pour qu'on mette un cadre au tribunal médiatique". Quant à la députée des Deux-Sèvres Delphine Batho, qui refuse de lui serrer la main et de siéger à ses côtés dans le groupe d'amitié France-Allemagne, "elle est la bienvenue, jeudi prochain, puisque nous recevons l'ambassadeur d'Allemagne"

Une enquête "trop rapide" pour l'avocate de la plaignante

L'avocate de la jeune femme de 29 ans est furieuse : Me Dominique Boh-Petit estime que l'enquête a été baclée. "Dans ce type d'affaires, il y a toujours des vérifications, il y a des témoins à entendre, ça me parait plus compliqué qu'une enquête rapide de cinq semaines". Elle annonce le dépôt d'une nouvelle plainte : "comme ma cliente maintient fermement ses déclarations, la suite logique, c'est la plainte avec constitution de partie civile".

Dominique Boh-Petit en veut au procureur de Sarreguemines Jean-Luc Jaeg. Dans un communiqué, le magistrat explique que l'ex-directrice de campagne a "une personnalité complexe", mais aussi "un comportement ambigü". Pour l'avocate, c'est "pour le moins péjoratif" et les propos blessent sa cliente. "Elle me dit, vous voyez les femmes se plaignent d'être maltraitées , mais je continue à être maltraitée et cette fois-ci , par le parquet de Sarreguemines".

Maître Dominique Boh-Petit, l'avocate de l'ex-directrice de campagne