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Le directeur général de la gendarmerie nationale à Dieuze, deux jours après l'attaque au couteau

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Le général Christian Rodriguez, directeur général de la gendarmerie nationale, est à Dieuze ce mercredi. Il s'est rendu au chevet des gendarmes deux jours après l'attaque au couteau dans leurs locaux.

Le général Christian Rodriguez est en visite mercredi à Dieuze pour soutenir les gendarmes, deux jours après l'attaque au couteau.
Le général Christian Rodriguez est en visite mercredi à Dieuze pour soutenir les gendarmes, deux jours après l'attaque au couteau. - Crédit : Gendarmerie nationale

Mercredi, le général Christian Rodriguez, directeur général de la gendarmerie nationale, s'est rendu à Dieuze. Il est venu apporter son soutien aux gendarmes après l'intrusion dans leurs locaux, lundi, d'un homme armé d'un couteau. Ce dernier, un jeune militaire auvergnat de 19 ans, récemment engagé, s'était introduit dans les locaux, et avait blessé un gendarme au bras, avant d'être neutralisé par ce même gendarme, qui l'avait blessé à l'abdomen.

Une visite de "soutien"

La gendarmerie nationale salue sur sa page Facebook le courage des gendarmes de Dieuze : "Hommage à leur sang-froid et leur courage qui ont permis de neutraliser rapidement l'assaillant", et dénonce une "attaque violente". Placé en garde à vue mardi à l'hôpital Mercy de Metz, où il a été hospitalisé lundi, le jeune homme sera déféré aujourd'hui et mis en examen pour tentative d'homicide sur agent dépositaire de la force publique.

La piste terroriste écartée

L'enquête sur cette agression n'a révélé "aucun élément de radicalisation", a indiqué mardi soir le parquet. Le jeune homme "avait l'intention de mouri". "Le Parquet national antiterroriste ne se saisit pas (de l'enquête), cette affaire reste sous le régime du droit commun, c'est une tentative d'homicide volontaire sur une personne dépositaire de l'autorité publique", a précisé le procureur de la République à Metz, Christian Mercuri. La piste terroriste avait été envisagée un temps, car un appel téléphonique menaçant avait été reçu dans les minutes précédentes, au centre opérationnel de la gendarmerie. Cet appel évoquait un "carnage à Dieuze" et l'homme au téléphone se revendiquait de l'organisation État islamique. "Il reconnaît les faits en les minimisant, son intention était de mourir sous le feu de la gendarmerie, il souhaitait en finir avec la vie", a précisé Christian Mercuri. 

Le jeune homme, originaire du Puy-de-Dôme, avait intégré en décembre le centre de formation initiale des militaires du rang de Dieuze, commune de 3.000 habitants. "Il explique qu'il ne supportait pas la vie militaire", a relaté le procureur. 

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