Faits divers – Justice

Le docteur Nicolas Bonnemaison acquitté par la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques

Par Olivier Uguen, France Bleu Béarn, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde, France Bleu Pays Basque et France Bleu Périgord mercredi 25 juin 2014 à 12:39 Mis à jour le mercredi 25 juin 2014 à 18:00

Nicolas Bonnemaison jugé pour "empoisonnement" par la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau en juin 2014
Nicolas Bonnemaison jugé pour "empoisonnement" par la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau en juin 2014 © Maxppp

EUTHANASIE - FIN DE VIE. Il risquait la prison à perpétuité. Le Dr Bonnemaison est finalement acquitté pour la totalité des faits. Les jurés de la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau ont rendu leur verdict, ce mercredi midi, après 3 heures d'un court délibéré.

► tous nos articles sur le procès Bonnemaison

Bonnemaison acquitté

En plein débat sur la fin de vie en France, la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques a acquitté ce mercredi le Dr Bonnemaison, jugé pour l'empoisonnement de sept patients très malades entre mars 2010 et juillet 2011 alors qu’il dirigeait une unité du service des urgences de l’hôpital de Bayonne, de la totalité des faits qui lui étaient reprochés.

Un verdict qualifié d'"énorme" par l'avocat de Nicolas Bonnemaison, Benoït Ducos-Ader.

Un verdict "énorme" pour l'avocat de Nicolas Bonnemaison

Hier mardi, le parquet s'était lui limité à requérir cinq ans d'emprisonnement assortis d'un sursis possible pour l'ex urgentiste de Bayonne, et n'avait pas réclamé d'interdiction d'exercer. "Vous n'êtes pas un assassin. Vous n'êtes pas un empoisonneur ", avait expliqué l'avocat général pour qui le médecin a bien agi avec sincérité, conviction, et en voulant soulager les patients en fin de vie. "Votre volonté n'était pas de faire le mal  (...) mais pour faire le bien, au regard de la loi vous avez fait le mal ", avait-il résumé.

"Accompagner les patients jusqu'au bout du bout"

Ce mercredi matin, dans une dernière intervention devant la Cour d'assises avant que les jurés ne se retirent pour délibérer, l'ex urgentiste, radié de l'ordre des médecins en avril dernier, a à nouveau estimé avoir fait son "devoir " "d'accompagner les patients jusqu'au bout du bout ", revendiquant ses actes.

Dernière prise de parole de Nicolas Bonnemaison devant la Cour d'assises à Pau

Nicolas Bonnemaison, médecin bayonnais de 53 ans, était jugé depuis le 11 juin pour avoir abrégé la vie de sept patients en leur administrant hors protocole des médicaments entrainant leur mort. 

L'épilogue du procès Bonnemaison intervient en plein débat sur l'euthanasie et la fin de vie, avec l'affaire Vincent Lambert, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) ayant demandé en urgence ce mardi soir le maintien en vie de Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif depuis six ans, contre l'avis rendu le même jour par le Conseil d'Etat.

Partager sur :