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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Péchier à Besançon : un anesthésiste soupçonné d'empoisonnement sur des patients

Le docteur Péchier clame son innocence et dénonce un "acharnement" contre lui

L'anesthésiste de Besançon, soupçonné de 24 empoisonnements dont neuf mortels, affirme, dans un entretien à La Nouvelle République, qu'il n'y a "pas de preuve" de sa culpabilité. Le docteur Frédéric Péchier parle d'"acharnement" contre lui, de la part du parquet et "lynchage médiatique".

Le docteur Péchier, mis en examen pour 24 empoisonnements (ici en 2017 à Besançon).
Le docteur Péchier, mis en examen pour 24 empoisonnements (ici en 2017 à Besançon). © AFP - SEBASTIEN BOZON

Besançon, France

Il y a une semaine, le docteur Péchier obtenait, de la cour d'appel de Besançon, le droit de rester libre, sous contrôle judiciaire, malgré sa mise en examen pour 24 empoisonnements, dont neuf mortels. Ce jeudi, il s'exprime dans La Nouvelle République et clame son innocence. Le contrôle judiciaire de l'anesthésiste bisontin, âgé de 47 ans, lui interdit de se rendre à Besançon ou dans la commune voisine où il résidait. Il s'est installé auprès de sa famille dans le Poitou.

"Il n'y a pas de preuves de ma culpabilité" dans le dossier, explique-t-il, "sinon, je serais en détention". La demande du parquet de Besançon, qui s'est pourvu en cassation contre son maintien en liberté, est vécu par l'anesthésiste comme "un véritable acharnement". "La détention, c'est pour m'empêcher de me défendre", ajoute encore le médecin.  

Frédéric Péchier aimerait qu'un expert médical indépendant vienne expliquer le dossier aux parties civiles : "Ce sont toujours des gens de la clinique (clinique Saint-Vincent de Besançon où ont eu lieu la plupart des événements en cours d'anesthésie) qui ont orienté l'enquête". "Si je m'exprimais un jour sur le fond du dossier, je pourrais m'expliquer cas par cas et montrer qu'il n'y a pas d'empoisonnements volontaires. Il y a, certes, parfois, des surdosages de médicaments mais de là à dire que c'est fait intentionnellement... ça, c'est tout le montage de la police", avance également le médecin.

Un "lynchage médiatique destructeur"

L'anesthésiste, qui prend pourtant la parole dans la presse, laisse entendre que, selon lui, les médias sont instrumentalisés par les parties civiles. L'ambiance autour de l'audience sur son éventuel placement en détention, le 12 juin, relevait selon lui du "lynchage médiatique (...) les parties civiles ont raconté tout et n'importe quoi pour me nuire le plus possible". Le docteur Péchier regrette d'ailleurs que l'audience se soit déroulée à huis-clos, donc sans les journalistes dans la salle.

Mis en examen une première fois en 2017 pour sept cas d'empoisonnements suspects, puis en mai 2019 pour 17 nouveaux cas, le docteur Péchier se montre pessimiste pour son avenir : "Je sais que ma carrière est finie. Je ne ferai plus d'anesthésie, c'est impossible".

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