Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Procès du braqueur présumé du Leader-Price de Lusignan : le doute s'installe aux assises de la Vienne

lundi 25 septembre 2017 à 19:37 Par Baudouin Calenge, France Bleu Poitou

Le procès du braqueur présumé du magasin Leader-Price de Lusignan a débuté ce lundi devant la cour d'assises de la Vienne. Le 5 mai 2015, sous la menace d'une arme, un homme casqué avait obligé le directeur du magasin et les employées à lui remettre le montant des caisses, soit 800 euros.

L'homme clame son innocence depuis le début
L'homme clame son innocence depuis le début © Maxppp -

Depuis son arrestation, l'accusé - un jeune homme de 23 ans - nie les faits. Et ce, malgré la découverte de son ADN sur les vêtements et le casque de moto abandonnés non loin du supermarché Leader-Price de Lusignan. En mai 2015, un homme casqué avait braqué ce magasin sous la menace d'une arme et obligé le directeur et les employés à lui remettre ce que contenaient les caisses : 800 euros. Depuis le début, l'accusé affirme être resté à son domicile au moment des faits. Une innocence clamée qui sème le doute lors de cette première journée de procès, ce lundi.

L'accusation fragilisée

Après avoir entendu les employés du magasin présents au moment des faits, la cour d'assises a fait appel à plusieurs témoins extérieurs et entendu l'experte en charge des analyses ADN. Sur la présence de l'ADN de l'accusé retrouvé sur les vêtements abandonnés par le braqueur, les faits sont indéniable, mais l'experte sollicitée par la cour précise que d'autres traces ADN appartenant à une tierce personne ont aussi été trouvées. La présidente s'interroge : "L'accusé est-il le dernier à avoir porté ces vêtements ?" La réponse sème le doute : "Non, dit l'experte, je ne peux pas l'affirmer."

La fourgonnette change de couleur

Plus tôt déjà, un autre témoignage est venu troubler les esprits. Celui du témoin qui affirmait avoir vu le fourgon du père de l'accusé sur les lieux. Devant la cour, la couleur du fameux fourgon n'est plus du tout la même. "Il était bleu", affirme-t-il, alors que celui de l'accusé est plutôt blanc tirant sur le gris. Enfin, un dernier témoin, une assistante de vie qui travaillait le jour du braquage devant le domicile de l'accusé à Poitiers réaffirme avec force avoir discuté avec lui à l'heure précise du braquage. De quoi faire vaciller un peu plus l'accusation.